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Chroniques islandaises par Michel SALLÉ

30.7.2008

ENVIRONNEMENT

* L'île volcanique de Surtsey sur la "liste du patrimoine mondial" de l'UNESCO

Le Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO, réuni le 7 juillet au Canada pour sa 32ème session, a inscrit 27 nouveaux sites sur sa "liste du patrimoine mondial" cette année. Parmi ces sites, il y a l’île volcanique islandaise de Surtsey, située à environ 32 km au sud du pays, dans l'archipel des Vestmann.

Surtsey est une nouvelle île volcanique créée par les éruptions qui ont eu lieu de 1963 à 1967 aux Vestmann.

Protégée dès sa naissance, elle fournit au monde un laboratoire naturel tout à fait remarquable. Libre de toute interférence humaine, Surtsey est une source unique et continue d’informations sur la colonisation d’une nouvelle terre par la vie végétale et animale.

Depuis qu’ils ont commencé à observer l’île, en 1964, les scientifiques ont vu l’arrivée de graines transportées par les courants marins, l’apparition de moisissures, de bactéries et de champignons. A suivi, en 1965, une première plante vasculaire, bientôt rejointe par d’autres. Dix espèces se sont établies pendant la première décennie. En 2004, on en dénombrait 60, avec 75 bryophytes, 71 lichens et 24 champignons. On a répertorié à ce jour 89 espèces d’oiseaux à Surtsey, dont 57 se reproduisent aussi ailleurs en Islande. Les 141 ha de l’île servent également d’habitat à 335 espèces d’invertébrés.

De nombreux responsables islandais (dont la Ministre de la Culture), ainsi que des scientifiques et des personnalités du monde culturel, se sont félicités de la décision de l'UNESCO, qui -rappelons le- avait il y a quatre ans, inscrit sur sa "liste" le Parc National de Thingvellir, haut lieu de l'histoire de la Nation.

* 23 JUILLET : DE MULTIPLES PETITS TREMBLEMENTS DE TERRE À GRIMSEY

Le 23 Juillet, la petite île de Grimsey -une centaine d'habitants-, à l'extrémité nord de l'Islande (cercle arctique), a enregistré de très nombreux et brefs tremblements de terre d'intensité moyenne, qui fort heureusement, n'ont provoqué aucun dégât matériel notable.

Les sismologues ont dénombré plus de 300 légers tremblements, dont 21 dépassant une amplitude de 3.0 sur l'échelle de Richter (4.8 pour le plus fort). L'épicentre, situé à 16 kms à l'Est de l'île, est dans une zone bien connue pour son intense activité sismique.

Rien à signaler, si ce n'est?la frayeur des oiseaux des falaises du lieu.

POLITIQUE INTÉRIEURE

Note liminaire : sous cette rubrique, nous retraçons, d’un mois sur l’autre, quelques-unes des multiples " péripéties " et " mini-crises " qui ponctuent la vie des partis islandais et les " jeux " de la démocratie parlementaire : on ne découvre, au fil de cette chronologie, rien que de très naturel et prévisible dans un régime politique, qui, par certains de ses aspects, ressemble au système français et à celui de nombre de grands pays développés.

Les " non-initiés " et ceux que ne passionnent pas les subtilités des rivalités ou alliances partisanes ou personnelles trouveront à l’occasion notre rubrique longue, pour ne pas dire fastidieuse. Ils peuvent la parcourir " en diagonale " sans se perdre dans les méandres. On leur signale au passage que les épisodes et incidents relatés n’ont souvent qu’une portée limitée. Aspect positif, cependant : ils attestent la vitalité du fonctionnement quotidien, avec ses inévitables " scories ", de la démocratie et d’un système représentatif mature et bien rodé.

* OPTIMISME RAISONNÉ DU PREMIER MINISTRE ET RÉACTIONS DU MONDE POLITIQUE

Dans les premiers jours du mois, le Premier Ministre Geir Haarde (Conservateur) a multiplié les déclarations empreintes d'un optimisme raisonné sur la situation économique.

Toutefois, si le ralentissement actuel se poursuit et si les rentrées fiscales diminuent, il recourra à des mesures d'austérité et à des coupes dans le projet de budget pour 2009, qui entre dans sa phase active de préparation. Il se peut que l'on renonce à certaines dépenses envisagées ou qu'on les ajourne en attendant des jours meilleurs

Concernant la couronne, elle se redressera significativement lorsque le Trésor Public aura, comme une loi votée en mai l'y autorise, procédé à des achats importants de devises étrangères et renforcé ainsi le "matelas de devises" de la nation. Mais, pour des raisons impératives de confidentialité, Geir Haarde ne peut actuellement en dire plus sur le calendrier et les modalités de l'opération prévue.

À plusieurs reprises par la suite, le Premier Ministre a indiqué qu'une certaine relance de l'activité économique (donc une stabilisation du chômage) pouvait être attendue, dans les semestres et années à venir, de la mise en chantier de nouveaux projets industriels. Telles les deux unités de production d'aluminium programmées par les sociétés Nordural (à Helguvik, dans le Sud-Ouest) et Alcoa (à Husavik dans le Nord de l'Islande). Des décisions seront à prendre sur ce point le moment venu.

Il n'a pas dissimulé que, pendant la période -transitoire- d'ajustement en cours, les revenus réels de nombreux Islandais enregistreront une légère baisse. Mais  finalement le niveau de vie restera supérieur à celui d'il y a quelques années. Un mauvais moment à passer ?

De son côté, le ministre social-démocrate de l'Industrie Össur Skarphédinsson, s'exprimant dans les médias, n'a pas caché les points noirs de la conjoncture présente : en particulier, le "ralentissement", la crise des banques, la chute de la Bourse (60 % en un an pour l'indice ICEX 15) et la dégradation de la couronne.

Selon lui, si la situation économique internationale se redresse vers la fin 2008, l'Islande pourrait commencer à voir le bout du tunnel au milieu de 2009. Il attache, comme le chef du gouvernement, une importance particulière aux actions envisagées par le Trésor Public en vue de renforcer le stock de devises de la Banque Centrale, mais entend lui aussi rester discret sur cette opération.

Face à ces propos relativement rassurants, les dirigeants de l'opposition en relèvent les contradictions éventuelles, reprochent au gouvernement son manque d'orientations claires et de décisions énergiques, et surtout prévoient une aggravation désastreuse de la situation pour la fin 2008, avec la possibilité d'une crise politique majeure ?

Comme on le voit, plus que jamais, le débat majorité-opposition se limite à un dialogue de sourds, en Islande comme dans de nombreuses démocraties parlementaires.

 

* CONTROVERSES AU SEIN DE L'ALLIANCE SOCIALE-DÉMOCRATE ?

Le 8 juillet, à la demande de la Ministre sociale-démocrate de l'Environnement, Mme Thorunn Sveinbjarnardottir -connue pour ses convictions "écologistes" affirmées et ses réticences à l'égard de l'éventuelle mise en chantier de nouvelles usines d'aluminium-, s'est tenue une réunion des parlementaires du parti (l'"Alliance"), consacrée aux questions posées par ces projets.

La Ministre a rappelé qu'avant les élections de 2007, le programme de l'"Alliance" en la matière ("Vers une belle Islande") manifestait de sérieuses réserves vis-à-vis d'une industrie lourde fondée sur l'utilisation massive de l'énergie. Et cela, à cause des dommages causés à l'environnement par l'adoption  d'une telle stratégie : pollutions atmosphériques dues aux rejets par les usines de gaz à effets de serre ; atteintes à la nature et à la biodiversité du fait de l'édification de barrages et de centrales, etc.

Attachée au respect des engagements du protocole de Kyoto, et désireuse d'en durcir les contraintes au-delà de 2012, Thorunn constate que plusieurs de ses collègues semblent prêts à oublier leurs promesses électorales et donnent leur bénédiction à la création de nouvelles fonderies. Ainsi les Ministres sociaux-démocrates de l'Industrie et des Transports voient d'un bon ?il la construction future d'une usine par le groupe Alcoa à Bakki près de Husavik (Nord de l'Islande). Celui du Commerce a pris nettement position en faveur du projet de la société Nordural à Helguvik (Sud-Ouest), etc.

Les partisans de ces industries ne manquent pas de bonnes raisons. Outre que certaines unités se trouveraient dans (ou à proximité de) leurs circonscriptions, l'économie islandaise souffre depuis quelques mois d'un sérieux ralentissement, qui, les autres facteurs de crise aidant, peut se transformer en récession et provoquer une croissance brusque du chômage (atteignant, selon l'OCDE,  5,7 % en 2009). Tout facteur de "relance" est bon à prendre. Par ailleurs, la production d'aluminium -évaluée à 780 000 tonnes par an-, enregistrera, si on édifie deux ou trois unités supplémentaires, un bond en avant (+ 63 % avec les deux projets de Helguvik et de Husavik), permettant un accroissement spectaculaire des exportations de produits industriels et un rééquilibrage des comptes extérieurs de l'Islande -balance commerciale, balance courante-, très déficitaires.

Si certains élus et dirigeants de l'"Alliance" paraissent "oublier" les promesses électorales du début 2007 et leurs réserves antérieures à l'égard de projets industriels, c'est, soulignent-ils, parce que, entre temps, pour de multiples raisons -dont la crise internationale-, la conjoncture islandaise s'est nettement détériorée : l'horizon est devenu menaçant sur plusieurs fronts.`

Quelques jours après la réunion du 8 juillet, la Présidente du Parti, la Ministre (des Affaires étrangères) Ingibjörg Solrun Gisladottir, a calmé le jeu et relativisé les "divergences" à l'intérieur de l'"Alliance". Pour elle, la question des usines d'aluminium doit être replacée dans un cadre plus général. Celui des conditions d'une utilisation "raisonnable" des énergies renouvelables, conciliant l'avantage économique -appréciable dans les périodes où la conjoncture faiblit- retiré de leur utilisation et les préoccupations écologiques.

Or -remarque la Ministre- le programme de gouvernement arrêté en 2007 par les Conservateurs et l'"Alliance", et constituant un compromis entre leurs positions respectives, prévoit explicitement, à défaut d'un arrêt des projets industriels -que l'"Alliance" avait jusqu'alors souhaité- du moins une prise en considération accrue des contraintes environnementales.

Ainsi un plan global concernant la localisation des centrales électriques est en cours d'établissement. Il exclura certaines zones, où la nature doit être absolument préservée.

Plus généralement, avant d'autoriser des projets énergétiques et industriels, on les conditionnera à une protection renforcée des espaces naturels, à la préservation de zones spécifiques particulièrement "sensibles", à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, ainsi qu'à l'information du public.

Pour sa Présidente, l'"Alliance", en mettant résolument l'accent sur ces principes et en exigeant leur respect, reste dans l'ensemble fidèle à l'esprit de son programme de 2007, "Fagra Island" ("Vers une belle Islande").

 

* LE CRIME ORGANISÉ ÉTRANGER EN ISLANDE

Une communication du Ministre de la Justice (faisant fonction en Islande de Ministre de l'Intérieur), Björn Bjarnason, a présenté le rapport que lui avait dernièrement remis le "National Commissionner of the Icelandic Police" sur le développement récent du crime organisé et les risques d'actes terroristes (évaluation en Juin 2008). Selon les services de police, ces risques sont faibles. Mais -point noir à souligner- les activités de groupes étrangers se livrant au crime organisé se développent dans l'Île, associant des nationaux islandais. Le National Commissionner regrette les réglementations paralysantes auxquelles la police se heurte pour se livrer à des investigations préventives. La situation est nettement moins satisfaisante que dans les autres États nordiques.

 

POLITIQUE EXTÉRIEURE

* LE DÉBAT SUR LES RELATIONS ENTRE L'ISLANDE ET L'UNION EUROPÉENNE SE POURSUIT

Des suggestions multiples?
Le débat dans les médias sur les relations entre l'Islande et l'Union Européenne s'est poursuivi en juin et en juillet, alimenté par des prises de position toujours aussi divergentes.

D'un côté, certains milieux proches du monde des pêcheries (y compris le Syndicat des marins-pêcheurs) ont confirmé leur opposition à une adhésion, qui léserait des intérêts considérables.

En revanche, en juin, la Fédération du Commerce et des Services ("Federation of Trade and Services") a demandé au gouvernement d'organiser une large consultation des acteurs économiques sur cette question. Il s'agirait d'examiner en profondeur les avantages et les inconvénients de l'adhésion, et les préalables que les Islandais devraient poser au départ de négociations exploratoires. La Fédération considère, pour sa part, que les "turbulences" actuelles et la relative inefficacité des remèdes jusqu'ici appliqués (hausse des taux d'intérêt, etc.) justifient qu'on étudie sérieusement d'autres pistes, actuellement délaissées. La majorité de ses membres estime, en outre, que la participation à la zone euro présenterait, du point de vue de la politique monétaire, des avantages incontestables, facilitant une relance de l'économie.

Dans le même sens, le Ministre social-démocrate du Commerce a réaffirmé sa conviction que les turbulences de l'économie insulaire ne seront -quel que soit l'intérêt de mesures ponctuelles-, durablement apaisées que si l'Islande bénéficie d'une politique monétaire adéquate, telle celle de la zone euro. À cet effet, elle doit s'engager sans tarder sur la voie de l'adhésion à l'Union européenne.  De nombreux élus de l'"Alliance", s'appuyant sur les résultats de plusieurs sondages d'opinion, lui font écho, et soulignent le fait qu'une telle stratégie a les faveurs

d'une fraction de plus en plus grande de la population, y compris parmi les sympathisants de partis eurosceptiques (Parti de l'Indépendance) ou réservés vis-à-vis de l'UE ("Gauche Verte", Libéraux).

En juillet, l'"Association of Icelandic importers, exporters and wholesale merchants" FIS -qui regroupe importateurs, exportateurs et grossistes-, s'adressant au Premier Ministre et à la ministre des Affaires étrangères, leur a  demandé de prévoir des négociations "exploratoires" avec Bruxelles le plus rapidement possible, compte tenu de la gravité de la conjoncture et des difficultés des professionnels. Ces discussions préliminaires permettraient de voir plus clair sur ce que l'on peut raisonnablement attendre d'un accord avec Bruxelles. Mais surtout leur annonce créerait dans les milieux d'affaires islandais une "onde de choc" positive, à un moment où le pessimisme gagne du terrain.

Le Premier Ministre Geir Haarde, face à ces requêtes, réplique que, de toutes manières, l'adhésion à l'UE n'apporterait pas de réponses à court terme aux turbulences actuelles. À supposer que la participation à l'Union se révèle globalement bénéficiaire pour l'Île -ce qu'il conteste-, le processus y conduisant demanderait beaucoup de temps. D'abord, un nouvel accord entre les partis gouvernementaux devrait être négocié (la "Déclaration" de mai 2007, qui les engage, n'ayant pas prévu, pour la législature 2007-2011, un changement de cap sur ce problème). La Constitution islandaise devrait être révisée et le Parlement se prononcer. Et au terme des discussions avec Bruxelles, le peuple aurait à en approuver les résultats par référendum. Pour Geir, on est loin d'un remède miracle ou même d'une atténuation rapide des difficultés multiples dont souffre le monde des affaires.

En outre, comme le notent à juste titre, nombre d'"eurosceptiques", l'appartenance à l'union monétaire (la "zone euro") est soumise, pour les membres de l'UE, à nombre de règles assez contraignantes et à des conditions que Reykjavik présentement ne remplit pas.

C'est dans ce contexte que, sur son site Internet, le Ministre de la Justice (Conservateur) Björn Bjarnason, un des meilleurs spécialistes islandais des questions internationales (il a longtemps présidé la Commission des affaires étrangères du Parlement, puis, devenu Ministre, a, de 2004 à 2007, présidé la "Commission parlementaire sur les affaires européennes"), a tenu des propos remarqués concernant une possible intensification des relations entre l'Union européenne et Reykjavik.

Pour lui, la "voie de l'adhésion", soutenue par quelques partis ou groupes mais combattue par d'autres, serait de toutes manières longue à mettre en ?uvre et, comme l'a dit le Premier Ministre, n'apporterait pas de solution rapide aux difficultés économiques et monétaires actuelles.

Pour sa part, Björn évoque, une autre piste. En plus des collaborations prévues (et effectives) entre les 27 et l'Islande dans le cadre de l'Accord sur l'Espace Économique Européen et par la participation à l'"Espace Schengen", ne pourrait-on pas imaginer et mettre sur pied un troisième "pilier" de coopération, sui generis, relatif aux affaires monétaires ? Un "pilier euro" ("evruleidin") ?

Une initiative de ce type, outre qu'elle ne rencontrerait du côté islandais aucun obstacle juridique ou constitutionnel, ne devrait pas soulever, dans le pays, de controverses politiques aussi intenses que l'adhésion à l'Union. Elle devrait être acceptée par une large partie de l'opinion, de la classe politique et de la société civile. On peut de surcroît, espérer qu'au sein de l'UE, l'idée bénéficierait au départ d'un préjugé favorable et d'une écoute attentive.

Björn remarque au passage que l'Union a déjà passé des accords sur l'utilisation de l'euro avec des pays tiers, tels que San Marin, l'Andorre, le Vatican et Monaco.

Divers commentaires ont paru dans les médias, à propos de cette suggestion. Le Premier Ministre ne la trouve pas mauvaise, mais s'interroge sur ses chances d'être mise en pratique. Il se demande quel pourrait être le contenu précis d'une "coopération monétaire autour de l'euro", ainsi évoquée ?. En tout état de cause, le gouvernement et la Commission sur l'Europe l'étudient. La Ministre ("Alliance") Ingibjörg Solrun Gisladottir et nombre de Sociaux-Démocrates maintiennent que, quelle soit la portée (sans doute limitée ?) d'une idée astucieuse mais irréaliste, on n'apportera de solution durable aux problèmes de la nation, qu'en participant pleinement à la zone euro, donc en adhérant à l'Union. Ils récusent dès lors les demi-mesures, ou les "idées nébuleuses". Ils rappellent que le "filet de protection" constitué par la zone et par la politique monétaire commune n'est accordé qu'aux Etats membres "à part entière", respectant l'ensemble des règles et disciplines définies par l'adhésion à l'UE. La "zone euro" est d'ailleurs l'aboutissement d'un processus d'intégration long et progressif entre les pays constituant l'ensemble européen.

D'autres commentateurs, politiques, hommes d'affaires ou universitaires, croient voir dans les prises de position de Björn Bjarnason le reflet d'une certaine inquiétude au sein du Parti de l'Indépendance (Conservateur). Une fraction des milieux d'affaires et des groupes d'intérêt -avec lesquels le parti  a traditionnellement des relations harmonieuses- est sous le choc des turbulences présentes, et des difficultés qui persistent malgré les remèdes mis en ?uvre (taux d'intérêt élevés aux "effets secondaires" indéniables, etc.). L'initiative de Björn viendrait à point nommé prouver à cette clientèle que le PI ne néglige aucune piste pour atténuer les difficultés dont elle souffre.

Aussi bien, la Confédération du Patronat islandais, partant de la suggestion du Ministre de la Justice, se plait-elle à imaginer que, même en l'absence d'une participation de l'Île à l'UE, la Banque Centrale Européenne signe avec son homologue islandaise un accord bilatéral, - sui generis-, de coopération, permettant, en cas de difficultés extrêmes, un soutien de la première à la seconde dans des conditions à déterminer par négociation. La Chambre de Commerce se livre à des réflexions sur la politique monétaire, qui, en partie, vont dans le même sens.

 

* LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE D'ISLANDE SE RENDRA À LA CÉRÉMONIE D'OUVERTURE DES JEUX OLYMPIQUES À PÉKIN EN AOÛT

On apprend que le Président de la République d'Islande, Olafur Ragnar Grimsson, se rendra en août à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques à Pékin.

Pour le Chef de l'État, le sport est par essence un moyen de rapprochement entre les nations. Mais surtout, de ses multiples et récentes rencontres avec les dirigeants de Pékin, il a retiré le sentiment que la défense des droits de l'homme et les progrès de la démocratie dans ce pays avaient tout à gagner d'une attitude "ouverte" de la communauté internationale et de discussions constructives au plus haut niveau avec les responsables pékinois. Une attitude empreinte d'hostilité et de critique systématique aurait, selon lui, des effets contre-productifs.

La Ministre de l'Éducation et de la Culture, Mme Thorgerdur Katrin Gunnarsdottir, devrait également assister à la cérémonie en cause. Selon des sondages de presse, une importante minorité de l'opinion regrette cette présence, en raison notamment de la situation au Tibet.

 

ÉCONOMIE

* Fixation des quotas de pêche 2008-2009

L’Institut de recherches marines avait, au début de juin, proposé au Ministre des Pêcheries une réduction des « totaux admissibles de capture » (TAC), donc des quotas de pêche, pour la campagne 2008-2009, pour plusieurs espèces particulièrement importantes (cabillaud, églefin, lieu noir, sébaste, etc.).

En ce qui concerne le cabillaud, l'Institut recommandait que le TAC passe de 130 000 t. à 124 000 t., chiffre contesté par bien des professionnels. Mais également des réductions significatives étaient proposées pour l'églefin (de 100 000 à 83 000 t.), le lieu noir (de 75 000 à 50 000 tonnes), le sébaste (de 57 000 à 40 000 tonnes), le flétan, et diverses autres espèces, tels que le "hareng norvégien", le "hareng islandais", etc.

Le 1er juillet, la décision a été prise par le Ministre, le Conservateur Einar K. Gudfinsson, -élu des fjords de l'Ouest-, un politique expérimenté et bon connaisseur du problème. Celui-ci a nettement tempéré les suggestions de l'Institut.

C'est ainsi que pour le cabillaud, tenant compte des vives réactions du monde de la pêche, et du fait que l'année précédente ce TAC avait fait l'objet d'une très importante réduction, il a maintenu le montant à 130 000 tonnes. De plus, pour l'églefin, le lieu noir et le sébaste, s'il a décidé des baisses (fixant des TAC respectifs de 93 000, 65 000 et 40 000 tonnes), elles s'avèrent bien moins fortes que celles proposées par les experts.

Pour le hareng et les autres espèces concernées, le Ministre a fait preuve du même sens du compromis et de la modération.

Le Premier Ministre avait fait savoir qu'il approuvait pleinement les mesures annoncées par son ministre.

 

* l'attitude de la banque centrale face à la Persistance des tensions inflationnistes

La Banque Centrale, réunie le 3 Juillet, a décidé, en raison du rythme inquiétant de la hausse des prix, de maintenir ses taux d'intérêt au niveau élevé -15,5 % pour le taux directeur- en vigueur depuis avril. L'inflation avait -rappelons le- avoisiné 12,7 % pour la période juin 2007- juin 2008 et totalisé 6 % pour les trois mois d'avril, mai et juin 2008.

Elle a, depuis le début de l'année, été largement attisée par la forte dépréciation de la couronne, ainsi que par la flambée -mondiale- des cours du baril et de nombreux produits alimentaires.

La Banque se réunira le 11 septembre pour faire à nouveau le point sur la question. Dans l'immédiat, et malgré les demandes de certains milieux patronaux, elle estime que tout "relâchement" de sa rigueur, ne pourrait que gonfler la demande, stimuler l'inflation, faire baisser la couronne et donner le signal d'une spirale salaires-prix, préjudiciable à la stabilité financière de la nation et lourde de menaces pour les entreprises et les ménages, principalement les plus modestes.

Se voulant raisonnablement rassurante pour les toutes prochaines années, elle prévoit un refroidissement supportable de l'économie et une contraction modérée du PIB en 2009, puis un reflux progressif des pressions inflationnistes, permettant in fine une réduction des taux d'intérêt, et préludant à un retour aux grands équilibres.

Elle a accueilli positivement les mesures prises récemment par les autorités gouvernementales et monétaires pour assainir et revitaliser le marché immobilier ("Déclaration" du Premier Ministre du 19 juin), ainsi que celles décidées en mai en vue de renforcer le "matelas" de devises étrangères de l'Islande et ainsi protéger la monnaie nationale, la couronne (voir "Bulletins" de mai et juin). Elle a également salué les efforts déployés par les banques pour redoubler de prudence dans leurs activités, et limiter au maximum les risques encourus. Elle fait confiance aux partenaires sociaux pour poursuivre leur stratégie de modération et se garder de tous dérapages susceptibles de nourrir les hausses de prix et une spirale aux effets funestes.

Elle ne cache pas que, pendant la période transitoire d'ajustement en cours, les revenus réels de beaucoup d'Islandais vont enregistrer un léger déclin, mais celui-ci sera d'autant plus bref que l'ensemble de la politique économique sera mené avec fermeté, cohérence et dans une atmosphère de confiance.

 

* CONSULTATIONS ANNUELLES AVEC LE FONDS MONETAIRE INTERNATIONAL (FMI)

Le Fonds Monétaire International a rendu public, le 4 juillet, le " Rapport 2008 " que son Comité Directeur venait d’adopter concernant l’économie de l’Islande. Il s’agit là d’une procédure habituelle dans les relations entre le Fonds et les États membres. Chaque année, le FMI envoie dans ces Etats des experts, qui ont des discussions avec les autorités nationales -principalement les Banques Centrales- et le secteur privé sur l’évolution récente de la situation économique et financière du pays. Au terme de ces consultations, le Comité Directeur publie un rapport de synthèse sur la conjoncture de l'État visité et sur les remèdes qui lui paraissent appropriés, au cas où les éléments négatifs et les déséquilibres constatés nécessiteraient une action correctrice.

Une délégation d'experts du FMI s'est ainsi rendue à Reykjavik du 23 juin au 4 juillet 2008. 


Introduction du "Rapport" :

Dans l'introduction du Rapport 2008, le Fonds souligne les nombreux éléments positifs qui caractérisent l'économie et la société islandaises. Les institutions et le cadre de la politique économique sont solides. Les marchés du travail et des produits, ouverts et flexibles. S'y ajoutent une gestion habile des ressources -notamment naturelles- du pays, et une recherche constante des opportunités fournies par la globalisation. En outre, le revenu par habitant est parmi les plus élevés de la planète, les inégalités s'avèrent relativement limitées et le climat social est globalement satisfaisant.

Toutefois, la conjoncture actuelle révèle des points noirs. Une longue période d'expansion accélérée (financée par des emprunts extérieurs) vient de prendre fin, faisant place à un refroidissement. Les comptes des ménages et des entreprises connaissent souvent des difficultés. Un endettement excessif à l'égard de l'étranger est apparu. Des déséquilibres macroéconomiques préoccupants se sont développés.

De plus, depuis un an environ, la crise internationale du crédit et des liquidités a frappé de plein fouet le secteur bancaire et financier. Les banques ont été amenées de ce fait à se séparer de divers actifs et à restreindre dangereusement leurs activités, amplifiant par là le refroidissement enregistré.

À partir de janvier 2008, le cours de la monnaie nationale -la couronne- a, de son côté, baissé sensiblement, après une longue période d'appréciation.

Face à une telle situation, le Fonds rend hommage aux mesures mises en ?uvre -ou en préparation- par les autorités gouvernementales et monétaires de Reykjavik : resserrement important de la politique monétaire ; efforts pour accroître substantiellement le matelas de devises étrangères du pays ; réformes du marché immobilier et du financement du logement (notamment du rôle du Fonds d'aide au logement) ; modération de la politique budgétaire et aménagements du système fiscal, etc.

Ces efforts devront être poursuivis et intensifiés. Car les perspectives pour les prochains semestres sont maussades, et du chemin reste à parcourir pour stabiliser et rééquilibrer l'économie, en éloignant les risques potentiels (spirale inflationniste, aggravation du "refroidissement", effondrement malencontreux de l'immobilier, etc.). Et surtout pour restaurer la confiance. 


Les perspectives selon le "Rapport" :

Selon le "Rapport", le PIB devrait stagner en 2008 et régresser de 2 à 3 % en 2009. La demande intérieure, en effet, se contractera. La consommation des ménages fléchira, sous l'effet de la hausse des taux d'intérêt, de la crise récente de l'immobilier, de l'endettement des particuliers, et de la diminution de leur pouvoir d'achat. Les investissements privés seront en baisse. Et un accroissement des investissements publics (projets industriels liés à l'aluminium) ne compensera pas complètement ce recul.

En revanche, si la demande intérieure s'annonce morose, l'apport du commerce extérieur devrait être positif. Les exportations (aluminium surtout) progresseront, freinant un peu la récession, alors que les importations diminueront. Dans ces conditions, les comptes extérieurs, actuellement déficitaires, se redresseront sensiblement. Les déséquilibres des balances commerciale et courante s'atténueront.

L'inflation (au-delà des limites fixées par les autorités monétaires) se prolongera bien après 2008, attisée par la dépréciation de la monnaie nationale, et par les anticipations pessimistes des acteurs économiques.

Pour les experts du FMI, ces perspectives peu encourageantes s'accompagnent de nombreuses incertitudes, liées principalement à l'évolution de l'environnement extérieur et de la conjoncture internationale. La vulnérabilité des entreprises, des ménages et des banques, liée à leur fort niveau d'endettement, deviendrait préoccupante en cas de persistance de la crise mondiale des liquidités. Une dépréciation supplémentaire de la couronne n'est pas non plus à exclure, avec ses conséquences très négatives sur l'économie dans son ensemble.

La voie à suivre selon le FMI

Face à ces périls, les économistes du Fonds Monétaire émettent une série de recommandations visant à renforcer les politiques budgétaire et monétaire, tout en veillant à accroître leur efficacité. Ils les assortissent de diverses observations et "conseils" concernant le secteur bancaire et financier.

* La politique monétaire doit être maintenue, et même renforcée en cas de besoin. La Banque Centrale, avec raison, a, depuis quelques mois, fixé des taux d'intérêt relativement élevés (taux directeur : 15,5 % depuis avril), malgré la grogne d'une fraction non négligeable des partenaires sociaux (patronat, syndicats). Elle entend, par ce moyen, ramener la confiance dans la couronne. Il lui faut également contrecarrer, voire étouffer dans l'oeuf, les anticipations inflationnistes, génératrices de cercles vicieux et de spirales incontrôlables.

Si elle cédait aux sollicitations et doléances de divers groupes, et atténuait sa politique de rigueur, la Banque ne ferait que précipiter une catastrophe, dont pâtiraient en premier lieu les couches les moins favorisées. Elle ne devra réduire ses taux qu'en présence d'un recul incontestable des pressions inflationnistes.

Les mesures récentes (voir "Bulletin" de juin) relatives au marché immobilier et au Fonds de financement du logement (HFF) comportent des éléments positifs que le FMI approuve. Mais, pour lui, si un effondrement de ce marché est à éviter, il ne faudrait pas -à l'inverse- que le financement du logement renforce, comme par le passé, les pressions inflationnistes. Il préconise donc un pilotage très fin dudit financement -spécialement pour l'octroi des crédits à taux privilégiés. Un refroidissement raisonnable du secteur concerné, qui a connu pendant des années une surchauffe excessive et dangereuse, est un élément indispensable du combat contre l'inflation.

* Sur le plan budgétaire, ce même combat, les tensions actuelles et la montée des périls (avec des rentrées fiscales pouvant diminuer prochainement) justifient de sérieuses économies. Les experts du FMI préconisent de "resserrer" la politique budgétaire actuelle un peu trop généreuse. Elle risque de stimuler la hausse des prix et de compromettre les actions de la Banque Centrale et de sa politique monétaire, donc de nuire finalement au retour de la confiance.
Aussi bien, convient-il de revenir sur la rapide augmentation envisagée pour les investissements publics par le gouvernement et les collectivités locales. Plus généralement, la pression de la demande restant vive, il faut s'interdire toute augmentation de la dépense publique, en particulier toute majoration des prestations sociales, et/ou des rémunérations des agents publics.

Le Fonds met en garde également contre d'éventuelles mesures d'allègement fiscal.

Enfin, il y a lieu de durcir les règles permettant d’utiliser au mieux l’arme budgétaire pour la stabilisation macro-économique, et d'accélérer les réformes en cours (ou en préparation) à cet effet : fixation de plafonds annuels contraignants de dépenses, vision prévisionnelle de la dépense publique, comme le permet l’introduction en cours d’une dose de "pluriannualité budgétaire", meilleur contrôle des finances des collectivités locales, etc.

* Le rapport du FMI comporte enfin quelques développements concernant le secteur bancaire et financier islandais.

Pour les auteurs du rapport, la position et la résilience des banques doivent être renforcées.

Les établissements ont pris conscience des risques graves encourus du fait de leur endettement extérieur (lié à la rapide croissance de leurs activités, dans un passé récent) et de la crise mondiale des liquidités. Ils ont, depuis quelque temps, redoublé de prudence. Ils ont adopté nombre de décisions visant à l'assainissement de leurs comptes et donné une plus grande transparence à leurs opérations.

Le FMI, en prévision de la passe difficile qu'ils vont traverser dans les deux prochaines années, multiplie à leur intention les recommandations précises pour poursuivre sur cette voie.

Il se félicite des actions mises en ?uvre par l'Autorité de Surveillance Financière et par la Banque centrale depuis 2006 pour les aider dans leur tâche. Il préconise l'intensification d'une telle assistance et fait à cet effet des suggestions variées et concrètes.

 

* LA PECHE ISLANDAISE EN 2007

L'Office des Statistiques (www.statice.is) vient de sortir une étude complète (fichier pdf de 52 pages en islandais, téléchargeable sur le site, avec résumé et très nombreux tableaux statistiques en anglais) sur les pêcheries en 2007.

Le total des tonnages pêchés, toutes espèces confondues, en 2007, s’est élevé à 1 396 000 tonnes, soit 73 000 de moins qu’en 2006 (1 323 000 tonnes), la valeur "première vente" de ces prises avoisinant 80 milliards de couronnes (5,4 % de plus qu'en 2006). Les plus grosses quantités ont été réalisées dans l'Est (poissons pélagiques).

La transformation du poisson a été effectuée principalement dans la région de la capitale : salage de la morue, et congélation dans des usines spécialisées pour l'églefin.

 

SOCIÉTÉ

* ORDINATEURS ET INTERNET EN 2008

L'Office des Statistiques (www.statice.is) vient de sortir une étude (fichier pdf de 12 pages en islandais, téléchargeable sur le site, avec résumé et très nombreux tableaux statistiques en anglais) sur l'utilisation des technologies de l'information et de la communication en 2008.

La grande majorité des ménages islandais ont un ordinateur (92 %) et l'accès à l'internet (88 %). 94 % des foyers reliés à l'internet le sont par une connexion xDSL.

L'usage de l'internet et d'un ordinateur est extrêmement répandu dans l'Île. Respectivement 91 et 92 % de la population âgée de 16 à 74 ans y avaient eu recours au cours des trois mois précédant l'enquête. On y cherche surtout des informations, et on s'en sert comme instruments de communication. En 2008, 36 % des internautes ont par cette voie acheté des biens et/ou des services (principalement de transports, et d'hotellerie-restauration).

 

ANNEXE : CINÉMA ISLANDAIS

Les amateurs français de cinéma islandais seront "gâtés" durant les mois à venir puisque plusieurs bons films vont être programmés (parcimonieusement, il est vrai) dans notre pays, soit dans des salles "Art et essai" spécialisées dans le cinéma d'auteur, soit dans des circuits commerciaux, soit à travers des festivals culturels et artistiques.

Après la tournée en juin de l'intéressant "Children", une comédie réaliste et sociale du réalisateur Ragnar Bragason (couvert de récompenses internationales), que l'on a découvert dans quelques (trop rares) salles de l'Hexagone, on pourra, à partir du 20 août, "déguster" le dernier film de Solveig Anspach, Skrapp ut ("Back soon"). Ancienne étudiante de la FEMIS, Solveig est l'auteur d'un remarquable documentaire sur les îles Vestmann, "Vestmannaeyjar", de "Haut les coeurs", de "Bienvenue chez Didda", et surtout de "Stormy Weather", qui triompha à la Quinzaine Culturelle islandaise en France à l'automne 2004.

Pour "Back soon", consulter le Site du film : http://www.bacfilms.com/site/backsoon/ 
 

Une semaine après, soit le 27 août, sort sur nos écrans la toute récente réalisation de Baltasar Kormakur, un des (jeunes) cinéastes et acteurs les plus doués de sa génération ("101 Reykjavik", "Hafid", "A little trip to heaven", etc). Cette fois, il a frappé fort en adaptant le "polar" best-seller de Arnaldur Indridason, "Mýrin" ("La Cité des Jarres"), et le film a tenu l'affiche, des semaines durant, à Reykjavik et dans le reste de l'île, attirant des dizaines de milliers de spectateurs enthousiastes. Selon la critique, ce "thriller" fascine par son rythme haletant, et l'interprétation (notamment du célèbre Inspecteur Erlendur) est éblouissante. À NE PAS MANQUER.

Pour ceux qui pourront se déplacer dans une pittoresque île au large du Morbihan, le Festival international (annuel) du film insulaire de l'île de Groix a, pour l'été 2008, choisi l'Islande comme "pays invité d'honneur", et du 20 au 24 août, programmera près de 25 oeuvres islandaises.

Site internet : http://www.filminsulaire.com/

Au programme de cet alléchant festival, de "grosses pointures", tels les chefs d'oeuvre de Fridrik Thor Fridriksson ("Les enfants de la nature", "Cold fever"), de Baltasar Kormakur ("101 Reykjavik", "La cité des Jarres"), de Solveig Anspach, de Dagur Kari ("Noi Albinoi") et de bien d'autres metteurs en scène. Longs-métrages alterneront avec dessins animés et documentaires. Cerise sur le gâteau : le film "musical" réalisé en 2007 et retraçant la tournée en Islande du célèbre groupe rock Sigur Ros (aussi célèbre que Björk), "Heima".

Enfin, le court-métrage Braedrabylta ("Wrestling"), de Grimur Hakonarson, sera au Festival "Silhouettes", du 31 août au 7 septembre, au Parc des Buttes-Chaumont. Entrée gratuite pour tous. Voir : http://www.association-silhouette.com/

 

Surtout, à l'occasion de la 17 ème édition des "Boréales" de Caen (Basse-Normandie), qui se tiendra du 17 au 30 Novembre, et où l'Islande sera en 2008 le pays nordique "invité d'honneur", le cinéma sera très présent : à côté de la littérature, des arts plastiques, du spectacle vivant, des arts de la rue, des animations diverses pour enfants et "scolaires", etc. Plus d'une trentaine de films (fiction, documentaires, dessins animés, etc) seront proposés aux festivaliers ; tout comme des ateliers et des master-classes, des conférences, des tables rondes et interviews avec des professionnels -réalisateurs, techniciens et artistes-, des universitaires et la participation du public. Un festin de roi.

Nous en reparlerons. On peut consulter le programme (provisoire) des "Boréales" sur le site du Centre régional des Lettres de Basse-Normandie, qui les organise, avec le concours de l'ancienne présidente Vigdis Finnbogadottir ("commissaire associée de la manifestation") et du Professeur Torfi Tulinius (Université d'Islande) :

http://www.crl.basse-normandie.com/0-actu/Copie%20de%20009/009.html

 

À NOTER

Le "Bulletin mensuel" ne comporte (sauf rares exceptions) que des informations politiques, économiques et sociales sur l'Islande, à l'exclusion de "nouvelles" de nature culturelle et/ou artistique,  du tourisme, et d'informations sur les manifestations islandaises en France et françaises en Islande.

Il existe en effet des sites ou des organes d'information qui fournissent ces autres informations. On signalera tout particulièrement :

* Le site Internet de l'Ambassade d'Islande en France, qui, en plus de ses "actualités", est une mine inépuisable de "liens", en français ou en anglais (et en islandais), sur l’Île : www.iceland.org/fr

* Le site de l’Ambassade de France en Islande (www.ambafrance.is) est un "must" tout aussi précieux, notamment sur les manifestations culturelles françaises en Islande.

* La Revue "Courrier d'Islande" (trimestrielle) que l'Association "France-Islande" envoie par courrier postal à ses adhérents.

Pour en savoir plus sur cette Association, la Revue et le site Internet de " France-Islande ", le contact est le suivant :

Association "France-Islande" (Président : M. Jean Le Tellier) ;
31 avenue Thierry
92410 Ville d'Avray

e-mail :jean@jlet.net

* L'Université de Caen (Département de langues nordiques) a publié sur le Net une bibliographie complète des livres (littérature ou autres) islandais traduits en français, régulièrement remise à jour. Lien : http://www.unicaen.fr/traductionsISLANDAIS

* Pour les touristes (anciens ou à venir), on mentionnera l'excellent site de Christian et Marie-Françoise Gilabert, " Islande, au pays de la création du monde " : http://perso.wanadoo.fr/saga.gilabert

 

 

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