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L’ACTUALITÉ ISLANDAISE EN JUILLET 2006

ENVIRONNEMENT

Chasse à la baleine

La Commission Internationale Baleinière (CBI), réunie en juin, a fait un pas vers la reprise de la chasse commerciale à la baleine. Comme le proposaient le Japon et la Norvège, et le souhaitent de nombreux Islandais, elle a, à une courte majorité, adopté une résolution à portée « déclaratoire », recommandant que le moratoire soit levé, afin de rendre possible une telle activité. Satisfaction pour beaucoup (sauf les « environnementalistes ») à Reykjavik. On estime que la « bonne direction « est enfin prise.

On espère que, dans les années à venir, ce progrès sera confirmé et élargi. Il faut aux partisans de la chasse, en effet, plus qu’une majorité simple pour lever le moratoire, dont la suppression exige un vote à la majorité des 3/4.

En attendant, en Islande, le programme de « recherche scientifique sur la baleine », lancé en 2003, et comportant la capture d’un nombre limité de mammifères, se poursuit (voir Bulletins d’août 2003 et d’août 2005). Au titre de la campagne « annuelle » pour 2006, il autorise la chasse de 50 baleines de Minke (petits rorquals), portant ainsi à 150 le nombre de ces mammifères capturés au cours des quatre dernières années. Les opérations permettent de recueillir de nombreuses et précieuses informations scientifiques, en particulier sur le régime alimentaire des baleines, les conditions de leur reproduction, les lieux qu’elles fréquentent, etc. L’Institut de recherches marines, notamment, va étudier, à l’intention des autorités islandaises mais aussi des instances internationales compétentes, l’ensemble de ces données, et dégagera les conclusions qu’on peut en tirer en matière de « chasse à la baleine », sous réserve de données complémentaires apportées par de nouvelles campagnes durant les années à venir.

En 2006 comme les années précédentes, les Islandais ont renoncé à capturer des rorquals communs et des rorquals boréaux, alors que la chasse de 200 des premiers et 100 des seconds est envisagée dans le programme lancé en 2003 : ces prises, jugées moins prioritaires que celles des baleines de Minke, sont remises à une date ultérieure.

Le point de vue des Islandais (voir Site Internet -en anglais- du Ministère des Pêcheries : http://eng.sjavarutvegsraduneyti.is)

Reykjavik n'a pas l'intention de chasser des espèces de baleines menacées d'extinction. Le programme scientifique islandais est un élément essentiel de sa politique globale pour l'utilisation durable des ressources marines. Les baleines faisant partie intégrante de l'écosystème marin, elles doivent être comprises dans une recherche approfondie, qui aide à jeter les règles d'une gestion rationnelle des ressources, fondée sur une approche multiespèces et une connaissance des interactions au sein de cet écosystème .

Les autorités ont comme priorité absolue la nécessité de préserver les richesses des océans. L'économie du pays en dépend pour plus des deux tiers de ses exportations de marchandises. Un déséquilibre écologique provoqué par la surexploitation ou par d'autres causes en eaux islandaises aurait des conséquences dramatiques.

D'après les études présentées au Comité Scientifique de la Commission Baleinière Internationale, il y a d'importants stocks de certaines espèces de baleines, alors que d'autres espèces continuent d'être menacées. On dénombre environ 70 000 petits rorquals (baleines de Minke), dans le milieu de l'Atlantique nord, dont quelque 43 000 dans les eaux islandaises, les prises décidées par Reykjavik pour 2006 ne représentant alors que 0,1 % du stock dans ces eaux.

Un argumentaire détaillé (sur le site Internet mentionné) du Ministère islandais, en réponse à certaines questions, souligne que :

* les prises envisagées pour 2006 (comme les précédentes) ne sauraient mettre en danger l'espèce des baleines de Minke, ce dont le Comité scientifique de la Commission Baleinière Internationale convient, même si il est partagé sur d'autres sujets ;

* l'Islande apprécie hautement les travaux de ce Comité scientifique ;

* la "chasse scientifique" n'est en rien illégale, selon les critères de la CBI : le moratoire porte seulement sur la "chasse commerciale" (ce par quoi l'Islande ne se sent d'ailleurs pas engagée) ;

* l'Islande n'envisage pas, au stade actuel (sans l’exclure), de vendre à l'étranger la viande provenant de la chasse scientifique, qui pourrait être commercialisée sur le marché intérieur. Les recettes attendues sont loin de couvrir les coûts, élevés, de ladite chasse ;

* l'Islande ne considère pas, a priori, comme condamnable le commerce international des produits baleiniers. Mais le problème n'est pas là actuellement ;

* la chasse scientifique n'est pas soumise aux impératifs de rentabilité qui seraient ceux d'une exploitation à des fins commerciales. Les quantités et les espèces capturées sont déterminées par des critères spécifiques et uniquement liés à la recherche ;

* pour diverses espèces, des informations importantes nécessitent la capture (avec mort) des mammifères ; pour d'autres non (et l'Islande obtient déjà des données sans capture). L'alimentation précise des baleines, plusieurs métabolismes, nécessitent la dissection des appareils digestifs. La connaissance rigoureuse de la reproduction de diverses catégories, de la composition par âges de leurs stocks, a parfois la même exigence, ainsi que l'action de polluants sur leur santé, etc. On multiplierait les exemples ;

* la taille minimale de l'échantillon "chassé" obéit aussi à des contraintes scientifiques que Reykjavik compte prendre en compte scrupuleusement ;

* les animaux chassés bénéficient de techniques réduisant, autant qu’il est possible, la pénibilité et la souffrance ;

* plusieurs États chassent la baleine sur une échelle nettement plus importante que l’Islande. Tel est le cas des Etats-Unis, de la Russie, de la Norvège, du Groenland, et du Japon.

 

POLITIQUE INTÉRIEURE

1) Vers la création d’une « Division de la sécurité nationale » en Islande

Le prochain départ des Américains de Keflavik a mis en pleine lumière les problèmes posés, sous de multiples formes, à l’Île par le maintien de sa sécurité. C’est ainsi que le Ministre de la Justice (en Islande, il n’y a pas de Ministère de l’Intérieur, et certains domaines qui, en France, relèvent de la compétence de ce Département, sont du ressort du Ministère de la Justice) Björn Bjarnason a pris à bras le corps depuis quelques mois la question de la protection du pays face à d’éventuelles attaques terroristes. S’appuyant sur un rapport fait par des experts de l’UE venus étudier le « cas » islandais, il se prononce en faveur de la création prochaine d’une « Division de la sécurité nationale », placée sous l’autorité du Commissaire National de la Police nationale. Certes, les risques terroristes sont relativement minimes, mais le Gouvernement serait « léger » s’il ne prenait pas des mesures préventives adéquates. Pour une telle « structure », 25 à 30 personnes, agissant dans le secret le plus absolu, suffiraient. Un projet de loi pourrait être soumis à la prochaine session du  Parlement en ce sens.

2) Sondages

Une enquête d’opinion au niveau national menée pour le quotidien Fréttabladid vers la mi-juin témoigne : a) d’une position solide du Parti de l’Indépendance, qui, malgré (ou à cause ?) le départ de David Oddsson, recueille 42,5 % des intentions de vote. Les « Progressistes » (après leur défaite, en mai, aux élections locales) stagnent autour de 10, 6 % . L’écart se creuse entre le PI et l’ « Alliance » sociale-démocrate, qui tombe à 24,2 %, et perd des soutiens au profit de la « Gauche Verte ». Celle-ci dépasse 14,8 % (soit 6 points de plus que ce qu’elle avait obtenu aux législatives de 2003) : peut-être le charisme et le franc parler de son chef Steingrimur Sigfusson tranchent-ils avec le langage parfois embarrassé de l’Alliance et de Mme Ingibjörg Solrun Gisladottir, ancien (ne) maire de la capitale.

3) Inflechissement de la politique « industrielle » ?

La politique industrielle « active » et la mise en route de nouveaux « grands projets » (centrales électriques, aluminium), envisagées naguère par l’ancien Premier ministre Halldor Asgrimsson, seront-elles maintenues ? On note que  divers experts et la Banque Centrale (dont est issu le nouveau ministre de l’Industrie, Jon Sigurdsson) ont conseillé une certaine prudence, ces projets risquant le cas échéant de générer une « surchauffe » inopportune et inflationniste. Ils mécontentent en outre les défenseurs de l’environnement. Ils seraient, pour divers politologues, une des causes de l’échec (voir Bulletin de mai) du Parti du progrès -avec lequel on les a identifiés- aux élections locales de mai, donc du retrait subséquent de Halldor.

Le ministre Jon Sigurdsson a rappelé début juillet que, depuis quelques années déjà, les pouvoirs publics n’étaient pas les « initiateurs » de tels projets. Ceux-ci relevaient de la responsabilité des entreprises intéressées (investisseurs, fournisseurs d’énergie, éventuellement sous-traitants et entreprises de main d’?uvre). Les administrations, dans le cadre de la réglementation existante (et qui concerne le respect de l’environnement, la sécurité, le droit du travail et le recours à des travailleurs immigrés, etc.), se bornent à accorder les autorisations requises : elles ne suscitent pas les initiatives, et encore moins imposent telle ou telle réalisation.

L’intervention du Ministre, clarifiant ainsi des sources possibles de malentendus, n’en a pas moins été interprétée comme un signal de prudence donné aux opérateurs économiques, intervenant à un moment où les tensions inflationnistes nécessitent une conduite « particulièrement responsable » de ces derniers. Cela étant, on voit mal les investisseurs étrangers (Alcoa, Alcan, Century Aluminium, etc.) renoncer à leurs programmes. À suivre de près.

  

POLITIQUE EXTÉRIEURE

1) Relations avec les Etats-Unis

Les conversations avec les Etats-Unis (voir dernier « bulletin ») sur l’application de l’accord bilatéral de 1951 n’ayant pas abouti lors des entretiens d’avril, une nouvelle rencontre entre les deux délégations a eu lieu à Reykjavik le 7 juillet. Elle aurait permis d’avancer sur divers points, mais n’a pas, non plus, débouché sur un projet d’accord. Le Premier ministre, qui suit personnellement ce dossier, espère bien qu’une réunion prévue au début d’août dégagera une formule acceptable pour les deux parties, une nouvelle organisation se substituant à la présence permanente des Américains sur l’île. Il sait que, pour Washington, la valeur « stratégique»  de cette dernière n’est plus la même qu’au temps de la puissance soviétique. Aux Etats-Unis, des experts militaires ne se privent pas d’affirmer qu’aucune menace réelle ne pèse à court terme sur l’Islande.

 

ÉCONOMIE

1) Les tensions inflationnistes en Islande. Hausse des taux d’intérêt de la Banque Centrale

Les dangers de surchauffe et les tensions inflationnistes restant, pour elle, préoccupants, la Banque centrale a décidé de relever à partir du 11 juillet ses taux d’intérêt, comme elle l’a déjà fait de très nombreuses fois depuis plus d’un an. Le taux de base croît de 0,75 % et s’élèvera à 13 %.

Après les doutes sur la résilience de l’économie islandaise, émis à nouveau en juin par certains observateurs étrangers, la mesure de la Banque est accueillie par beaucoup -même si on observe des réserves chez les syndicats et au patronat- comme une preuve de la sagacité et du caractère adéquat de la politique monétaire, compte tenu de la récente accentuation de l’inflation, due à diverses causes.

Précisément, dans son Bulletin monétaire trimestriel, paru début juillet (n° 2/2002), l’Institut d’émission donne à ce regain d’inflation deux raisons principales. D’abord, la baisse significative du cours de la couronne, qui s’est élevée à 12 % depuis mars et 6 % depuis mai, date de l’avant-dernière hausse de taux d’intérêt : les produits importés coûtent nettement plus cher. Un autre facteur a joué et continuera à le faire. Il s’agit de la montée des salaires, que l’accord intervenu le 23 juin entre les partenaires sociaux freine mais n’arrête pas.

Les experts de la Banque, dès lors, voient l’inflation dépasser 11 % au quatrième trimestre 2006 et rester à ce niveau jusqu’à la mi-2007. Ils considèrent cette situation comme périlleuse, mais se divisent sur les moyens de la mettre en échec. En particulier, convient-il de recourir à nouveau à l’arme des taux d’intérêt, et dans quelle proportion ? Les discussions sont ouvertes.  

2) Quotas de pêche

Le Ministère des Pêcheries a décidé fin juin une réduction des « totaux admissibles de capture » (TAC), donc des quotas de pêche, pour la campagne 2006-2007, pour une espèce particulièrement importante. Il s’agit du cabillaud (réduction : 5 000 tonnes, le TAC passant de 198 000 t. à 193 000 t.). La raison invoquée, et confirmée par les scientifiques, est l’état alarmant des stocks.

 On rappellera à cette occasion que le total des tonnages pêchés, toutes espèces confondues, en 2005, s’est élevé à 1 668 927 tonnes, soit pratiquement le même qu’en 2004 (1 727 785 tonnes), la valeur « première vente de ces prises avoisinant 67,92 milliards de couronnes (67,975 en 2004).

 

SOCIÉTÉ

1) L'ISLANDE ET LA SOCIÉTÉ DE L'INFORMATION

Le 3 juillet, l'Office des Statistiques (www.statice.is) a publié une étude sur l'utilisation des technologies de l'information et de la communication et de l'Internet par les ménages et les particuliers. Cette étude (la cinquième de l'espèce) fait suite à des recherches et sondages effectués en Islande en Mars.

Résultat le plus significatif : 84 % des foyers islandais possèdent un ordinateur, et 83 % sont reliés à l'Internet. Le pourcentage des bénéficiaires d’une connexion haut débit (ADSL, etc.) est passé de 26 % en 2002 à 85 % en 2006. Environ 9/10 des 16-74 ans utilisent ordinateur et Internet.

Les usages principaux demeurent la recherche d’informations et l’échange d’e-mails.

En 2005 et 2006, le commerce de biens et services sur Internet a enregistré des progrès appréciables (actuellement concerne près de 30 % de la population). Les produits concernés sont principalement des services liés aux voyages, au tourisme, à l'hôtellerie.

Les Islandais sont de plus en plus demandeurs de liaisons interactives avec les services publics.

L'étude de l'Office analyse en détail la " consommation " islandaise de technologies de l'information : par âge, sexe, lieu de résidence, niveau d'instruction, niveau de revenu, activité professionnelle, type d'utilisation, etc..

 2) Évolution des salaires en 2005

L’Office des Statistiques a également sorti le 14 juillet une note sur l’évolution des salaires dans le secteur privé (industrie manufacturière, construction, commerce, transport, communications) en 2005. Le salaire mensuel moyen s’est établi à 244 000 couronnes (1 euro = 94,7 couronnes environ), soit 10,4 % de plus qu’en 2004. Les gains de l’année représentaient 4,2 millions de couronnes (en hausse de 12,9 %). La base de calcul est une semaine de travail de 45,7 heures en moyenne. 

3) RELATIONS FRANCO-ISLANDAISES : La coopération culturelle et scientifique franco-islandaise

La commission mixte de coopération culturelle et scientifique franco-islandaise s'est tenue à Paris, en février 2006. Le bilan de la coopération qui a été dressé, à cette occasion, illustre la qualité de nos relations.

Coopération scientifique

Le Programme d’actions intégrées (PAI) Jules Verne est un instrument majeur de la coopération scientifique entre la France et l’Islande. La qualité des projets est impressionnante (voir Bulletin de mars 2006) pour une population aussi réduite en Islande. Les meilleurs laboratoires français et islandais sont impliqués dans les projets du PAI.

Voici trois ans, la politique islandaise en matière de recherche a été restructurée avec la création du Rannis, institut islandais de promotion de la recherche, qui joue un rôle de coordination entre les scientifiques. La communauté scientifique islandaise est forte et vivante, et ces dernières années ont vu la multiplication de projets de haute qualité scientifique. Il est à noter que 3% du PIB islandais est consacré à la recherche et l’innovation, ce qui la classe en tête des pays de l’OCDE. Le Rannis, qui fait partie d’une dizaine de réseaux scientifiques internationaux, participe à des projets de grande envergure, sur des sujets tels que la sécurité alimentaire ou les forages profonds, en collaboration avec le CNRS.

Un état des lieux sur la coopération scientifique entre la France et l’Islande sera réalisé et pourrait faire l’objet d’un symposium, en particulier durant le Festival français en Islande en 2007. La réalisation de cet état des lieux serait confiée au Rannis et à l’Ambassade de France.

Coopération éducative, linguistique et universitaire

On constate un net progrès de l’apprentissage de la langue islandaise en France qui est enseignée dans sept universités. L’apprentissage de la langue française en Islande est, elle, cependant en déclin : on observe une baisse du nombre d’élèves étudiant le français au profit de l’espagnol. Pour revaloriser l’apprentissage du français, il est proposé de donner la priorité aux axes suivants : favoriser les bourses de haut niveau et développer les formations de français de spécialité (français juridique, français du tourisme, par exemple), ce qui relève cependant de la souveraineté des universités islandaises.

Le système islandais favorise fortement les études à l’étranger, par des prêts d’Etat très avantageux. Vingt-cinq pour cent des étudiants islandais partent étudier à l’étranger. Nos interlocuteurs islandais notent aussi une explosion du nombre de doctorats ces dernières années. Le Rannis promeut activement les thèses de doctorat en science et recherche : celles impliquant une coopération avec une université étrangère sont de plus en plus nombreuses.

Avec la mise en place du système LMD, la partie française propose de faire émerger des masters emblématiques pour une promotion plus efficace : ressources énergétiques, climatologie, océanographie.

Coopération culturelle

Plusieurs manifestations d'envergure à caractère maritime seront organisées cette année, notamment « Skippers d'Islande », une course qui reliera Paimpol à Reykjavik, en juillet, et qui verra la participation des deux navires écoles de la marine française, les goélettes « Etoile » et « Belle-Poule ».

Pour l’heure, la préparation du Festival français de 2007 en Islande mobilise les acteurs de la collaboration culturelle entre les deux pays. La réunion de la Commission mixte est l’occasion de rappeler que le festival, avec ses volets artistique, scientifique, commercial et touristique vise à présenter notre pays sous ses aspects modernes et créatifs. Le Festival français en Islande s’ouvrira le 22 février 2007, en collaboration avec le Festival des lumières de Reykjavik, et se clôturera le 13 mai 2007, en partenariat avec le Festival des arts de Reykjavik. Ce festival, d’une ampleur exceptionnelle, est le premier festival du genre jamais organisé en Islande.

Les deux parties s’accordent sur leur volonté de pérenniser les relations franco-islandaises après le Festival français en 2007. La partie islandaise demande à ce que le Festival de littérature en octobre 2007, après le Festival français en Islande, soit lui aussi consacré à la littérature française, avec la venue d’auteurs français en Islande.

(Informations aimablement fournies par Pierre-Alain Giraud, attaché scientifique et culturel à l’ambassade de France en Islande)

 

BRÈVES

Les Femmes Fatales : un don exceptionnel d'Erró à la ville de Sérignan

L’artiste islandais Erró vient d’effectuer un don exceptionnel de 20 oeuvres à la ville de Sérignan. Cet artiste majeur de la création contemporaine offre la série des Femmes fatales (peinte entre 1987 et 1996).  Ces fresques monumentales viennent d’être installées sur les façades extérieures du Musée de Sérignan et s’étalent sur 40 m2.  Erró y met en scène un univers peuplé de personnages ironisant avec le cliché de super-héros: mariée, nonne, femme guerrières, grandes figures de la mythologie islandaise ou de l’histoire.  Erró crée des scénarios dans lesquel les femmes règnent en maîtres absolus: Jeanne d’Arc côtoie Wonder-woman, Madonna ou Tank Girl.

 

À NOTER

Cette lettre (comme les suivantes) ne comporte (sauf rare exception) que des informations politiques, économiques et sociales sur l'Islande, à l'exclusion de "nouvelles" de nature culturelle et/ou artistique, et d'informations sur les manifestations islandaises en France et françaises en Islande.

Il existe en effet des sites ou des organes d'information qui fournissent ces autres informations. On signalera tout particulièrement :

a) la Revue "Courrier d'Islande" (trimestrielle) que l'Association "France-Islande" envoie par courrier postal à ses adhérents.

Pour en savoir plus sur cette Association, la Revue citée et le site Internet de " France-Islande ", le contact est le suivant :

Association "France-Islande" (Président : M. Jean Le Tellier) ; 31 avenue Thierry

92410 Ville d'Avray

e-mail : jean@jlet.net

b) le site, très riche, du Département d'études nordiques de l'Université de Caen, qui a été récemment rénové :

http://www.unicaen.fr/etudesnordiques

On trouve une belle collection de liens (universitaires, culturels, artistiques, médias, etc.) sur la page islandaise de ce site, ainsi qu’une bibliographie très fournie sur les ouvrages de la littérature nationale (ancienne et contemporaine) traduits en français.

c) l'excellent site de Christian et Marie-Françoise Gilabert, " Islande, au pays de la création du monde " :

http://perso.wanadoo.fr/saga.gilabert

Ce site est une mine de renseignements pour tous les amoureux de l'Islande et notamment pour tous ceux qui envisagent de voyager dans le pays.

 

 

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