Ambassade d'Islande - Paris, France

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Bulletin Mensuel: Novembre 2002

L'ACTUALITÉ ISLANDAISE EN NOVEMBRE


ENVIRONNEMENT


- La Ministre Siv Fridleifsdottir à Sellafield

La Ministre islandaise de l'Environnement, Mme Siv Fridleifsdottir, s'est rendue dans le Nord de la Grande-Bretagne, à Sellafield, où se trouve une usine nucléaire, dont certains rejets radioactifs (en quantités limitées, certes) dans l'océan peuvent menacer les poissons des eaux territoriales de son pays. Compte tenu de l'importance de la pêche pour l'Islande, ces rejets sont une source de préoccupation pour l'île.
La Ministre a fait part de ces craintes aux responsables de l'usine.
- Un parc national au Nord du Vatnajökull??
À la mi-octobre, la Ministre de l'Environnement a nommé un Comité (comprenant des parlementaires de tous bords) chargé d'étudier le principe et les modalités de la création d'un parc national et d'une zone de "conservation" dans la région située au Nord du glacier du Vatnajökull. C'est près de cette zone que devrait être construit le barrage alimentant l'usine d'aluminium de l'Est à l'étude.
Le Comité devra établir des consultations approfondies avec les municipalités concernées, les propriétaires des terres, les associations environnementalistes, les professionnels du tourisme. Il rendra son rapport au plus tard le 15 mars 2003.
Récemment, une réunion a été tenue, à l'initiative des autorités régionales, à Egilstadir. Des points de vue variés y ont été défendus. Pour les uns, la création de parcs est une bonne chose, car elle attire les touristes, source de développement local. Pour d'autres, l'idée est pleine de malentendus : les parcs sont créés, ne reçoivent pas suffisamment de crédits pour faire face à un grand afflux de touristes et la déception s'en suit. Pour d'autres encore, la visite des "Highlands islandais" d'intéresserait qu'une faible part des touristes visitant l'île (10%???). Pour d'autres enfin, la création d'usines génératrices d'emploi est préférable à toute solution surestimant le potentiel touristique.

POLITIQUE INTÉRIEURE



- Une majorité de gouvernement européenne en 2003?

Le chef de l'Alliance (opposition de centre-gauche), Ossur Skarphedinsson, a, début novembre, évoqué l'hypothèse suivant laquelle les élections législatives de 2003 pourraient déboucher sur une majorité pro-européenne. Selon lui, les deux partis "pro-européens" du pays, le sien et le Parti du Progrès d'Halldor Asgrimsson (actuellement associé au gouvernement) représentent, si l'on en croit les sondages, 45 à 46% des électeurs. Quant aux autres partis, leur cas est plus complexe qu'on ne l'imagine. Le parti du Premier ministre (Parti de l'indépendance) comporte, à l'opposé de son chef, nombre de "pro-européens". L'extrême-gauche "Gauche-verte", que l'on dit très hostile à l'Union européenne, a, parmi ses électeurs, une minorité qui ne partage pas cette répulsion. Il appartiendra aux électeurs, selon Ossur, de faire ou non pencher la balance dans l'un ou l'autre sens.... L'imagination ou la tactique "pré-électorale" commencent à être de mise.
- Un pas en avant pour les personnes âgées
En novembre, le gouvernement a conclu un "accord-cadre" avec les associations représentant les personnes âgées. Il prévoit une amélioration progressive des diverses prestations auxquelles ces personnes ont droit. Il s'agit là d'une question qui préoccupait nombre de citoyens islandais.

POLITIQUE EXTÉRIEURE



-Un nouveau juge nommé à la Cour de l'AELE

Les gouvernements des États membres de l'AELE viennent de désigner un nouveau juge à la Cour de cette institution, en remplacement du juge (devenu Président au début de 2000) Thor Vilhjamsson, qui prend sa retraite le 1/1/2003. Il s'agit de M. Thorgeir Orlygsson, ancien Professeur de Droit à l'Université d'Islande et actuellement Secrétaire-Général du Ministère de l'Industrie et du Commerce. L'intéressé est connu pour sa parfaite connaissance des problèmes liés à l'application des accords entre l'UE et l'AELE, créant l'Espace Économique Européen.
- Le coût de l'EEE
L'Espace Économique Européen (Union Européenne + États de l'AELE, notamment Islande et Norvège) côute-t-il trop cher à l'Islande? Certains le pensent et craignent non sans raison qu'avec l'élargissement de l'Union Européenne il coûte encore plus. En effet les États les plus "aisés" de l'Espace (qu'ils soient ou non membres de l'UE) participent à un fonds de développement qui verse des aides aux États les plus pauvres (actuellement Grèce, Portugal et Espagne). Avec l'entrée dans l'Union de pays moins développés de l'Est de l'Europe (et qui bénéficieront de ce fonds), le total des aides et des contributions correspondantes risque de s'élever sérieusement : on le redoute en Islande. Selon les estimations actuelles du Ministère des Affaires étrangères, Reykjavik aurait, si elle acquiesçait aux propositions -récentes et quelque peu inattendues- de la Commission de l'Union, à verser par an 2,7 milliards de couronnes, contre 100 millions actuellement. Les pays de l'AELE (Islande, Norvège, etc.) vont devoir batailler ferme face aux autres Européens pour ne pas être ainsi "pénalisés". Pour mettre au point la position islandaise, le gouvernement a chargé une commission interministérielle de 6 membres de faire un rapport de synthèse. D'ores et déjà David Oddsson s'est déclaré hostile à un accroissement injustifié des charges pour son pays.
Par ailleurs l'Islande souligne - et son gouvernement ne cesse depuis des mois de le répéter au reste de l'Europe- que l'élargissement de l'Union vers l'Est, si il est un facteur de stabilité et de paix dont elle se félicite, ne doit pas se faire au préjudice des pays de l'AELE notamment sur le plan commercial. Dans cet esprit, il ne serait pas admissible que les accords préférentiels commerciaux (prévoyant notamment entre les signataires le libre-échange pour les produits de la pêche) passés naguère par l'Islande (et la Norvège) avec les nouveaux entrants soient abolis du fait de l'élargissement de l'UE. Si une telle rupture intervenait, les Islandais perdraient pour leurs pêcheries des marchés prometteurs, en Pologne par exemple, qui serait incitée à acheter divers poissons (hareng, etc.) au sein de l'Union pour ne pas payer des droits de douane (sur des poissons islandais, qui désormais seraient passibles de droits)
L'Union Européenne réplique que l'accès des produits de la pêche -islandais ou norvégiens- sur le marché européen (élargi) ne rencontrerait ni obstacle ni restriction si Reykjavik et Oslo adhèrent à l'Union, ce qui est une manière de "noyer" le problème. Elle suggère aussi que cette "libéralisation" serait envisageable dans le cas de l'Islande si Reykjavik autorise des investissements européens dans le secteur des pêcheries (actuellement fermé aux étrangers), ce qui a été exclu dans le traité créant l'Espace Économique Européen en 1994. Commentant cette attitude de Bruxelles, David Oddsson a estimé qu'elle montrait le caractère "infantile" des vues de ceux parmi ses compatriotes, qui jugent que le problème des pêcheries pourrait faire aisément l'objet de compromis avec l'Union (Qui vise-t-il? L'opposition sociale-démocrate, certains milieux d'affaires, ou l'entourage de son Ministre des Affaires étrangères?).

Comme on le voit, l'élargissement de l'Union risque de se traduire par des conséquences dommageables (sur le plan commercial, et celui du financement du "fonds de développement") pour ses partenaires de l'AELE. En bref, il peut compromettre l'avenir même de l'EEE, en remettant en cause les équilibres et l'esprit qui ont présidé à sa création. Mais on ne peut rayer d'un trait de plume l'EEE sans que tous ses fondateurs décident d'y mettre fin.

- Un centre de recherches international sur les problèmes des "petits États".

À New-York, le Président Olafur Ragnar Grimsson a évoqué, devant le Secrétaire-Général des Nations-Unies Kofi Annan (qui s'est dit intéressé) la possibilité de créer au sein de l'Université d'Islande un centre de recherches destiné à étudier les problèmes de toutes natures particuliers aux "petits États".
- L'Islande et l'Université des Nations-Unies
Le 7 novembre, l'Ambassadeur de l'Islande aux Nations Unies, Thorsteinn Ingolfsson, a fait, à l'occasion de l'AG de l'ONU, le bilan de la participation de son pays à l'Université (UNU) de l'ONU. En 1978, le Programme de formation à la géothermie, patronné par l'ONU et Reykjavik a fait l'objet d'un accord, en vertu duquel des groupes de chercheurs et professionnels de haut niveau des pays en développement ou "en transition" viennent  suivre des enseignements, séminaires et recherches sur le terrain en Islande même. En 24 ans, 279 scientifiques de 39 pays ( 43% d'Asie, 26% d'Afrique, 14% d'Amérique Latine et 17% d'Europe Centrale and Orientale) ont bénéficié de ce Programme.
En 1998, un second Programme UNU a commencé en Islande, consacré aux pêcheries, et a concerné, depuis lors, 43 spécialistes de 15 nations (dont l'Ouganda, le Mozambique, la Gambie,  le Cap Vert, la  Chine, Sri Lanka, le Vietnam and Cuba).
Les réactions des gouvernements des États "bénéficiaires" et des autorités scientifiques internationales attestent de la réussite de ces deux Programmes UNU-Islande.

- L'Islande et l'OTAN

* Le gouvernement a fait savoir fin novembre qu'il augmentait de 300 millions de couronnes sa contribution à l'OTAN, afin de pouvoir louer le cas échéant des avions de transport pour d'éventuelles opérations militaires, auxquelles participerait l'Organisation. Le leader de la "Gauche-verte" Steingrimur Sigfusson (opposition d'extrême-gauche) a réagi négativement à ce geste.
* Représentant le gouvernement islandais au Sommet de l'OTAN à Prague, à la mi-novembre, le Premier Ministre Oddsson s'est félicité de l'élargissement à l'est de l'Alliance et de l'entrée de nouveaux membres. Le Ministre Halldor Asgrimsson a approuvé la création d'une force de réaction rapide face aux menaces terroristes et assuré les États-Unis du soutien islandais vis à vis de l'Irak.

ÉCONOMIE



Nous signalons que le Ministère des Finances vient de sortir une brochure (en anglais) de 41 pages sur la situation économique du pays en 2002 et les perspectives pour 2003. On peut la télécharger sur le site :
www.ths.is
- Les prévisions économiques de l'OCDE sur l'Islande
L'OCDE vient de rendre publiques ses prévisions concernant l'économie islandaise pour les années 2002-2004. Ses analyses rejoignent largement celles du Ministère des Finances. D'après l'Organisation Internationale, le Produit Intérieur Brut stagnerait en 2002, et augmenterait de 1,7% en 2003 et 3,7% en 2004. Les Islandais prudemment avancent un taux de croissance plus faible pour 2004, car -à la différence de l'OCDE- ils ne prennent pas compte le lancement éventuel d'un projet industriel -aluminium ou autre- important. C'est cette même différence de prise en compte qui amène l'OCDE à envisager des investissements et des importations relativement fortes en 2004 (+13% et +8% par rapport à 2003), un déficit de la balance courante de 1,2% du PIB en 2004 et la réapparition de possibles tensions inflationnistes qui nécessiteraient un resserrement de la politique monétaire (celle-ci, actuellement, connaissant un "relâchement" justifié par la disparition de l'inflation).

- Statistiques comparées sur les prélèvements obligatoires
et la dette publique

Le Ministère des Finances a récemment publié un communiqué dans lequel il livre les résultats d'études faites par l'OCDE concernant les prélèvements obligatoires et la dette du secteur public dans les pays membres de l'Organisation (les plus "aisés" de la planète).
Pour les prélèvements obligatoires (fiscalité, cotisations sociales) les différences entre ces pays sont grandes. Les prélèvements allaient de 18,3% du PIB pour le pays le moins imposé (Mexique) à 53,2% pour le plus imposé (Suède). L'Islande se situe dans une honnête moyenne : 34,8% (un peu moins que la moyenne "non-pondérée" de l'OCDE). Dans les pays voisins, seule l'Irlande a un taux plus faible : 29,2%. On note que cinq pays européens ont des taux dépassant 45% : la Suède, le Danemark, la Finlande, la Belgique et la France. Presque partout la tendance était à la baisse des charges. Ces statistiques sont toutefois à manier avec quelques précautions : outre le fait que les prestations sociales des habitants varient beaucoup, les définitions des concepts comparés ne sont pas parfaitement homogènes.
En ce qui concerne le poids de la dette du secteur public par rapport au PIB, les écarts sont encore plus forts : du Luxembourg (5,5%) au Japon (132,80%). L'Islande (47%) arrive au 9 ème rang des pays les "moins endettés" : ladite dette devrait diminuer en 2003 dans le cadre des mesures prévues par le projet de budget en discussion au Parlement.

- Les pays nordiques et la nouvelle économie

À l'occasion d'une réunion des Ministres des Finances des pays nordiques tenue fin octobre, un premier bilan des effets de la "nouvelle économie" dans ces pays a été tenté. Certes par rapport aux espérances excessives de la fin de la décennie 90, des déceptions s'expriment. Mais l'occasion a été donnée de mettre l'accent sur quelques facteurs fondamentaux qui -au delà du recours aux nouvelles technologies- doivent dans une perspective de croissance sur le long terme être encouragés : réformes des structures et développement de la "compétition" dans des secteurs où la concurrence est insuffisante ; mesures accrues en faveur de l¹innovation ; renforcement du marché du travail avec un développement de la formation, de la flexibilité et de la participation des divers acteurs.
Lors de cette réunion, quelques chiffres-clés ont été mentionnés :
* Nombre de personnes équipées avec l'internet par mille habitants : 190 en Islande, 171 en Finlande, 105 au Danemark, 83 en Suède, 67 en Norvège. Mais...371 aux États-Unis.
* Nombre d¹utilisateurs d¹Internet par mille habitants : 679 en Islande, 430 en Finlande, 447 au Danemark, 516 en Suède, 596 en Norvège. 500 aux États-Unis.
* Dépenses de recherche en pourcentage du PIB : 2,33% en Islande, 3,22% en Finlande, 2,09% au Danemark, 3,78% en Suède, 1,70% en Norvège. 2,66% aux États-Unis.

- Aluminium

On  donne de plus en plus de chances de réalisation au  projet "américain" (Alcoa) d'usine de l'Est, pour lequel un accord de principe a été conclu avec la Compagnie Nationale d'électricité en juillet. Des travaux préparatoires liés au site du barrage hydroélectrique qui devrait alimenter l'usine de l'Est sont en cours. Par ailleurs, la société Alcoa a remboursé au Norvégien  Norsk Hydro, naguère intéressé par le projet, la valeur des travaux et études que celui-ci avait engagés sur le site envisagé.

- La compétitivité islandaise

Le Forum Économique Mondial (créé à Genève par 1000 très grandes entreprises) publie annuellement un "indice de compétitivité" des divers pays du globe, permettant ainsi un classement et des comparaisons instructives. Cet indice est la résultante -complexe- de performances économiques dans de nombreux domaines et prend aussi en considération des facteurs institutionnels, politiques, technologiques et socio-culturels.  
En tête du classement viennent les États-Unis, puis la Finlande, Taiwan, Singapour et la Suède. D'une année sur l'autre l'Islande est passée de la 16 ème à la 12 ème place.

- Exporter plus d'eau?

Avec 666 667 m3 par habitant, l'Islande est la nation la mieux pourvue en eau par personne. Seulement 1% de ce potentiel est utilisé. Une députée du Parti de l'indépendance,  Katrin Fjeldsted et quelques collègues, ont demandé au gouvernement d'étudier des mesures pour faciliter l'exportation (déjà réalisée de manière infinitésimale) d'une partie de cette ressource naturelle. Utopie ou mine de devises à exploiter??

- Taux d'intérêt

Le 6 novembre, la Banque centrale a de nouveau (cf. nos numéros précédents), réduit ses taux d'intérêt directeurs : la baisse est de 0,5%. L'objectif est toujours, la menace inflationniste s'étant estompée (l'indice des prix a reculé en octobre), de faciliter la relance de l'économie (actuellement la croissance du PIB est évaluée par la Banque à 0% en 2002 et prévue à 1,5% en 2003).
- Privatisation de la Bunadarbanki
Le 19 octobre, un communiqué faisait savoir que la Commission de Privatisation avait sélectionné deux groupes financiers avec lesquels elle allait maintenant discuter les conditions d'une éventuelle cession de la quasi-totalité des participations de l'État dans la Banque de l'Agriculture (Bunadarbanki). Le 15 novembre, un accord était finalement conclu avec le groupe S, consortium de groupes islandais et étrangers, dont la banque française Société Générale. Après cette étape, l'État ne conservera plus que 8 à 9% du capital de la Banque.
Le parti de la "Gauche-Verte" (opposition d¹extrême-gauche) et son leader Steingrimur Sigfusson ont multiplié les réserves à l'encontre du groupe-S et de la privatisation.   

SOCIÉTÉ


- L'école et les difficultés de lecture

Le Ministre de la Culture et de l'Éducation a attiré l'attention du gouvernement sur les différences rencontrées selon les établissements dans la maîtrise de la lecture par les élèves des "grunnskolar" (enseignement "primaire"), où le pourcentage des sujets ayant des difficultés varie entre 4 à 5% et 15% de l¹effectif. Une harmonisation des règles en vigueur va être entreprise.
Le Ministre a également mentionné que, selon des études faites dans des pays voisins et transposables avec prudence en Islande, 35 000 Islandais entre 15 et 65 ans auraient des "problèmes" en matière de lecture (dont 15 000 des problèmes sérieux)  

- Les demandeurs d'asile

Le nombre d'étrangers demandeurs d'asile en Islande a doublé de 2001 à 2002 (où il dépasse 108). La plupart viennent des anciens pays communistes de l'Est et sont Roms. Quelques uns ont reçu des permis de résidence temporaires pour raisons humanitaires. On pense que le durcissement des réglementations dans les autres pays nordiques est à l'origine de l'accroissement des demandes en Islande.

- Le téléphone portable...et l'Internet  

Selon un sondage Gallup, 87,1% des Islandais entre 16 et 75 ans possèdent un "portable", et en outre 6,5% y ont accès.
Dans le même temps, 92% des entreprises sont reliées à l'Internet ; 64% ont des sites web et 65% disposent de l'ADSL.

- Le chômage

Heureux pays que l'Islande : Même si le chômage a augmenté en un an (de 2,4% à 3,2% de la population active), il ne concerne au total que 5 000 personnes

CULTURE


- Toujours Björk

Un coffret spécial de chansons de Björk comprenant 5 CD est sorti début novembre en Islande. Parmi elles, ses plus grands succès, mais aussi des inédits, dont certains enregistrés à l'âge de quinze ans.

- Une chanteuse islandaise à Hollywood

La chanteuse islandaise (qui vit à Londres) Emiliana Torrini interprète une chanson pour le film hollywoodien "The two towers", deuxième épisode de la trilogie du "Seigneur des Anneaux", qui sort pour les fêtes de fin d'année.

- Exposition

Jean Hervoche expose ses photographies d'Islande à la galerie Vallès, 5 rue Jules Vallès à Paris 11e, du 30 novembre au 20 décembre (sauf  dimanche de 10 à 15H). Jean Hervoche est l'auteur du livre "Islande, entre feu et glace" sorti récemment. Le 7 décembre, à partir de 11 heures, il dédicacera son ouvrage à la Librairie Les Guetteurs de Vent, 108 Avenue Parmentier, 75011 Paris.

- Cinéma

* Le second film de R. Douglas "A man like me" est sorti récemment en Islande. Rappelons que sa première ¦uvre "The Icelandic dream" avait obtenu la faveur du public dans l'île
* Des Eddas pour "Hafid" (La mer)
Le 10 novembre, a eu lieu la cérémonie de remise des Eddas annuels, les prix islandais correspondant, pour le cinéma et la télévision, aux Oscars américains et à nos "Césars". Huit Eddas ont été remportés par la dernière ¦uvre de Baltasar Kormakur (metteur en scène de "101 Reykjavik"), "Hafid".
Ce sont les Eddas du meilleur film de l'année, du meilleur acteur, de la meilleure actrice, etc.
Baltasar, qui a reçu de Dorrit Moussaief, la fiancée du Président de la République, le plus important de ces prix, l'a dédié au Théâtre National (lieu de la cérémonie), car "sans le théâtre, le cinéma serait beaucoup plus pauvre".
"Hafid" le film "candidat de l'Islande" pour l'Oscar du meilleur film étranger.
On signalera que l'Edda du meilleur journaliste de télévision est allé à Arni Snaevarr, de la chaîne Stöd 2, un francophone (frère de l'Ambassadeur islandaise en France).
* Le 11 desembre sortira en France "Régina", film-comédie musicale islando-canadien réalisé par María Sigurdardóttir (Sélection Officielle Kinderfilm Berlin 2002, Sélection Officielle Musique & Cinéma, Auxerre 2002).

- Les activités de l'Association Touraine-Islande

Sous l'impulsion de son dynamique Président, le Professeur Paul Olivier, de l'Université de Tours, l'Association a fait parler d'elle...et de l'Islande... en Touraine. Le 14 octobre, en partenariat avec la Cinémathèque et devant une salle comble, a eu lieu de deux des "joyaux" du cinéma islandais, "Les enfants de la nature" de Fridrik Thor Fridriksson, et "101 Reykjavik"  de Baltasar Kormakur. L'Association a présenté un stand  au Festival des langues et des cultures de Tours les 30 novembre et 1er décembre. L'écrivain Steinunn Sigurdardottir doit venir présenter ses ¦uvres à "La Boite à livres" en février, avec ensuite une soirée islandaise. Enfin, en projet, une exposition d'oeuvres islandaises à l'occasion de la quinzaine culturelle islandaise en france du printemps 2004.
Pour en savoir plus, vous pouvez prendre contact avec l'Association Touraine-Islande, 38 rue des Trois Tonneaux, 37540 Saint-Cyr sur Loire.  

- Équitation

La Fédération Française du Cheval islandais a organisé une rencontre au prestigieux Cadre Noir de Saumur et à l'Ecole Nationale d'Équitation avec des démonstrations de chevaux islandais montés par des cavaliers islandais le 27 novembre prochain en présence de l'Ambassadeur Sigridur Snaevarr .
Une rencontre semblable a eu lieu les 30 et 31 octobre à Lyon.

- Films "islandais" en France (rappel)

* Le mercredi 30 octobre, a eu lieu à Paris la sortie du film "Enquête sur le monde invisible" du réalisateur français Jean-Michel Roux. Ce documentaire, tourné en Islande, traite de la croyance en elfes, fantômes, anges, monstres, extraterrestres et autres êtres invisibles et des rapports particuliers qu'entretiennent les Islandais avec ces êtres. Bien que ce soit un documentaire, c'est un long-métrage (90 mn) Bien accueilli, le film est sorti ensuite en salles à Paris et dans quelques grandes villes de province. Renseignements auprès du Site : http://www.lemondeinvisible.com
    

BIBLIOGRAPHIE


- Idées reçues : Les Vikings

Simultanément (ou presque) l'infatigable Professeur Régis Boyer nous livre deux ouvrages sur un de ses grands sujets de prédilection : les Vikings. D'abord, les Éditions Perrin ont réédité -en l'enrichissant, notamment avec les résultats des découvertes récentes et de nouvelles réflexions de l'auteur- la "somme" de Boyer parue il y a quelque dix ans, et il en résulte un volume "quasi-exhaustif" (si l'on peut l'être) de 442 pages sous le titre "Les Vikings (Histoire et civilisations), dont nous reparlerons. Mais surtout, si nous sommes pressés ou paresseux, nous pouvons, dans la collection "Idées reçues", publiée par les Éditions "Le Cavalier Bleu", avoir recours à un petit opuscule de 125 pages (format "livre de poche") "Les Vikings", qui nous donnera un aperçu concis mais riche, sur ces civilisations et aussi mettra à mal quelques contrevérités ou "idées reçues" (presque toujours fausses) qui trainent encore dans de nombreuses esprits, du type "Les Vikings étaient de redoutables barbares", "On ne sait rien d'eux", "Ils naviguaient sur des drakkars", "C'étaient de féroces païens", "Ils sont apparus et ont disparu comme par enchantement".

Le style est plus qu'alerte : volontiers polémique ou ironique.



 

 

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