Bulletin Mensuel: L'Islande en 2001
L'ISLANDE EN 2001
L'année 2001 a été marquée par une stabilité remarquable sur la plan intérieur. Il en a été de même en politique étrangère, où cependant la question des relations avec l'Union Européenne a fait l'objet de débats plus nourris.
En matière économique, toutefois, la croissance rapide des dernières années a été interrompue, en bonne partie pour des raisons internes ( nés de la récente surchauffe);
Stabilité intérieure
Les acteurs
- Le Président de la République Olafur Ragnar Grimsson avait vu son mandat renouvelé pour quatre ans en 2000, sans (ce qui est conforme à la tradition, en cas de réélection) qu'un candidat s'oppose à lui. Bien que ne disposant d'aucun pouvoir politique réel, il a tenu à l'occasion de ses veux de Nouvel an à la nation à faire entendre sa "tonalité" personnelle (face à un discours où le Premier ministre se félicitait des bonds en avant accomplis par le pays au cours du vingtième siècle) en insistant sur l'importance de l'éducation et de la place qu'elle doit revêtir dans l'action des pouvoirs publics : on sortait à peine d'une longue grève opposant les enseignants du secondaire au Ministère de l'éducation.
- Sur le plan gouvernemental, stabilité et continuité ont été de règle (on notera simplement le remplacement à la mi-avril de la ministre de la Santé, Ingibjörg Palmadottir -pour raisons de santé- par Jon Kristjansson, lui aussi membre du PP) symboliquement illustrées par la célébration en avril du dixième anniversaire de l'arrivée au poste de Premier ministre du conservateur David Oddsson. Celui-ci n'a pas manqué alors de se féliciter des bons résultats enregistrés durant la décennie, grâce à une politique encourageant initiatives et progrès, se plaignant uniquement du trop grand nombre de grèves...
La coalition de centre droit (Parti de l'indépendance et Parti du progrès, centriste) au pouvoir depuis 1995, est restée unie, même si, à partir du second semestre, des différences d'appréciation sont apparues, concernant la question européenne, entre M. Oddsson et son ministre des Affaires étrangères, Halldor Asgrimsson, chef du Parti du progrès.
Cette majorité a continué à bénéficier du soutien de l'opinion. Les records de popularité atteints en 2000 ont décliné un peu début 2001. Il faut y voir la conséquence de l'affaire des "handicapés". À la suite d'un jugement de la Cour suprême de décembre 2000, une nouvelle loi sur les prestations accordées aux handicapés interprétait -selon les intéressés- de manière restrictive et non conforme à leurs demandes- la décision de la haute juridiction : l'opposition et les associations concernées avaient alors vivement critiqué M. Oddsson. Un autre élément avait pu jouer contre le gouvernement : la grève des enseignants, commencée en novembre et terminée le 7 janvier, même si des avantages substantiels avaient été accordés aux grévistes à la suite de leur mouvement.
L'opposition n'avait pas su tirer un vrai bénéfice de ces turbulences. Divisée entre deux mouvements, l'Alliance (centre gauche ; 26,8% aux élections de 1999) et la "Gauche-verte" (gauche radicale ; 9,'% en 1999), elle était empêtrée dans ses contradictions (sur le rôle de l'État, l'écologie et surtout la politique européenne) et le leader de l'Alliance, Ossur Skarphedinsson n'avait pas su s'imposer comme un possible candidat à l'alternance. Pire: il avait subi un recul par rapport à 1999 et 2001 verra la "Gauche-Verte" dépasser souvent l'Alliance dans les sondages, surtout lorsque les questions liées à l'écologie mobilisent l'opinion. Les efforts de l'Alliance pour adopter une posture pro européenne (proposition de créer un lien entre la couronne et l'euro pour pallier la baisse de la première, etc.) n'auront pas l'impact souhaité.
Du coté gouvernemental, après la chute du début d'année, le Parti de l'indépendance regagnera peu à peu ses soutiens. Tout juste sera-t-il affecté légèrement, l'été, par un scandale financier dans lequel est impliqué un de ses parlementaires Arni Johnsen, obligé de démissionner; Lors de son Congrès d'octobre, l'euphorie régnera malgré une détérioration de la situation économique, que minimisera David Odsson réélu président avec 98% des voix. En revanche le Parti du progrès ne retrouvera jamais son niveau de 1999, soit 18,4%. Le phénomène est courant lors des coalitions PP-PI. On ajoutera que le PP, dans le gouvernement, occupe des portefeuilles sensibles : l'Environnement, l'Industrie (sous le feu des projecteurs lors des luttes écologistes contre les usines d'aluminium), les Affaires sociales et la Santé. Également, la population rurale, son principal vivier se réduit nettement. Enfin, une partie de cet électorat s'est reportée sur la Gauche-Verte, tant à cause du programme écologiste que de l'anti-européanisme de celle-ci. Le recul n'a pas manqué d'alerter les chefs du PP lors du Congrès de la formation (qui réélit à sa tête Halldor Asgrimsson, avec 92,7% des voix ; Gudni Agustsson -ministre de l'Agriculture- étant vice président, et Mme Siv Fridleifsdottir -ministre de l'Environnement- secrétaire), assez divisée sur la question européenne, son Président semblant convaincu du fait que la formule de l'Espace économique européen est sans avenir et que l'adhésion sous conditions finira par s'imposer. Le Congrès, néanmoins, masque les désaccords et reste prudent. Par contre, les questions relatives aux réformes possibles du système de la pêche font l'objet de débats animés.
Vers la fin de l'année, les partis vont accorder de plus en plus d'importance à la préparation du scrutin municipal du printemps 2002, la bataille pour Reykjavik, un ancien fief conservateur, conquis par le centre gauche en 1994, constituant le combat le plus spectaculaire.
Priorité a été donnée à la stabilité monétaire et budgétaire et financière, ce qui n'a pas été facile en raison de la dépréciation qu'a subie pendant une bonne partie de l'année -vu le déficit de la balance courante- la couronne, mais qui s'impose d'autant plus au début de 2001 que l'économie est menacée par la surchauffe. Le 27 mars, une déclaration conjointe du gouvernement et de la Banque Centrale accorde à cette dernière une grande indépendance, notamment pour la fixation des taux d'intérêt : l'objectif est d'arriver en 2002 à une inflation inférieure à 2,5%. La politique du taux de change fixe est abandonnée, et la couronne flottera librement. Dans la foulée, la Banque réduit légèrement les taux directeurs.
Finalement, le 13 décembre, État et partenaires sociaux signent un accord par lequel, devant la forte inflation, ils s'engagent à lutter fermement contre elle, les travailleurs étant disposés à ne pas faire jouer au printemps la clause d'indexation des accords passés sur les salaires, si d'ici mai la hausse des prix ne dépasse pas 0,27% par mois. Pari risqué mais courageux.
En matière budgétaire, le gouvernement, appliquant la loi de finances 2001, suit une ligne restrictive (malgré des dépenses non prévues initialement : paiements rétroactifs aux handicapés, avantages aux professeurs, intérêts élevés sur la dette étrangère, etc.), pour comprimer la demande, donc l?inflation. S'agissant du budget pour 2002, le gouvernement a préparé à l'automne un projet, baissant fortement l'impôt sur les bénéfices des sociétés, l'objectif étant d'attirer l'investissement étranger, donc l'activité économique, laquelle, pour des causes mondiales et nationales (crédit cher, limitation des prises de poisson, achèvement d'investissements lourds, etc.) connaît un sérieux ralentissement. Dès la fin de 2002, on fera passer cet impôt à 18%, le taux le plus bas d'Europe, Irlande exceptée. Les recettes des privatisations combleront le manque à gagner.
Il est prévu, en 2002, un surplus budgétaire de 2,5% du PIB. La dette de l'État sera réduite, et, pour les années à venir, M. Oddsson promet d'autres baisses d'impôt.
La Banque Centrale poursuit l'objectif anti-inflationniste, mais se heurte à la chute de la couronne (en juin sa valeur par rapport au dollar était à son plus bas niveau, soit - 20% par rapport au début 2001). Pour contrer l'inflation, elle ne peut élever les taux d'intérêt, déjà élevés (elle les a même un peu baissé en novembre), sans que les Islandais répondent en empruntant moins cher à l'étranger, accentuant ainsi l'érosion de la couronne.
Sur le front social, le gouvernement a du, après avoir réglé en janvier, la grève des professeurs, affronter une grève des pêcheurs, qui après d'infructueuses négociations avec les propriétaires de bateaux, passèrent à l'action le 15 mars. Quelque 7000 marins étaient concernés, et, indirectement, 6000 ouvriers des usines de traitement du poisson. Or, la pêche au capelan battait son plein et risquait d'être compromise, ce qui affecterait sérieusement les exportations du pays. Le Parlement décida donc de suspendre la grève jusqu'au ' avril, laissant aux parties un délai pour trouver un accord. Aucun compromis n'étant intervenu à cette date, la grève reprit. À la mi-mai, le gouvernement agit à nouveau, et fit voter le 16 une loi interdisant les grèves dans le secteur, les conflits devant relever d'une médiation obligatoire. Furieux, les marins reprirent néanmoins le travail.
Sur le plan des privatisations, le gouvernement voulait accélérer le mouvement, ce qui permettrait de réduire la dette du Trésor et d'inciter les particuliers à investir dans les nouvelles sociétés plutôt que de consommer. En mars, le cabinet déposa un projet autorisant de nouvelles cessions du capital des Banques publiques partiellement privatisées en 1998-99 mais où l'État détient encore près de 70% du capital : la Banque Nationale (une grosse tranche -un tiers du capital- étant selon une décision de juin réservée à un gros investisseur étranger, recherché avec l'aide d'un consultant étranger) et la Banque de l'Agriculture. En avril, un autre projet prévoyait de vendre dès 2001 49% des actions de la Compagnie nationale de Télécommunications (la moitié pouvant aller à une compagnie étrangère de cette branche). Mais les résultats ne furent pas à la hauteur des espoirs. En septembre, une cession d'actions des télécommunications n'attira ni les investisseurs ni le public : la branche connaissait une crise à l'échelon mondial et le prix de cession était généralement considéré comme surestimé. Les discussions avec de possibles investisseurs étrangers tournèrent court. Le Directeur de Landsimi dut démissionner ; le consultant étranger PricewaterhouseCoopers (en charge de l'opération) fut accusé de man¦uvres déloyales ; en 2002 le gouvernement devra ajourner sine die la privatisation des télécommunications.
Les polémiques sur la construction d'une usine d'aluminium dans l'Est n'ont pas cessé. Fin mai, le Conseil pour la conservation de la nature fit part de son opposition -en raison de ses effets néfastes sur la nature- à l'usine hydroélectrique devant alimenter l'unité d'aluminium, position reprise par l'Institut d'État d'aménagement physique du territoire. Le gouvernement réagit en mettant fin aux activités du Conseil. Mais, le 11 septembre, la Compagnie nationale d'électricité décida de geler pour un an la décision sur la construction du barrage et de l'usine électrique, pour étudier en profondeur les effets sur l'environnement. Fin décembre, faisant fi des écologistes, la ministre de l'Environnement Siv Fridleifsdottir autorisa la construction des installations, sous réserve que la Compagnie d'électricité se soumette à dix conditions, jugées onéreuses par la Compagnie. L'affaire était loin d'être réglée.
On ajoutera qu'à la suite du Rapport de juin de l'Institut de Recherche marine, les prises autorisées de certains poissons, tel le cabillaud, devront, vu l'état des stocks, être sérieusement réduites, à partir de septembre, d'où un manque à gagner pour les exportations à venir.
La réforme du système de la gestion des pêches (licences et quotas), objet de multiples controverses depuis longtemps, n'a guère progressé mais David Oddsson espère trouver bientôt une solution largement consensuelle.
Le retournement de la conjoncture économique
Alors que la croissance du PIB avait été forte en 2000 ( 5%) comme les années précédentes, 2001 a été marquée par une nette décélération, qui a commencé au début du second trimestre. Pour l'année, le PIB aurait augmenté de 2,2%.
À la différence des retournements de conjoncture antérieurs, provoqués par les fluctuations dans l'économie de la pêche ou par un choc extérieur, celui de 2001 est la conséquence de déséquilibres dus à la surchauffe qui préexistait. L'explosion de la demande intérieure, gonflée par les hausses de salaires et d'importants investissements, avait débouché sur un surcroît d'importations, déséquilibrant la balance courante et pesant sur le cours de la couronne. La quasi-inexistence du chômage (1,2% à 1,3% en 2000) faisait monter les salaires. Dès lors les conditions d'une forte inflation étaient réunies, provoquant des hausses d'intérêt appréciables.
Il en résulta vite une décrue de la consommation privée, qui diminua tout au long de 2001 : au total, -1%.
Les exportations se comportèrent convenablement. Malgré la baisse des prises pour quelques espèces de poissons (hareng, sébaste, crevette), celles de cabillaud restant stables, la chute de la couronne amplifia les recettes.
L'investissement recula : -5,1%. L'absence de grands projets se doubla des effets de l'éclatement de la bulle informatique.
En bref, deux handicaps majeurs affectèrent l'économie : le déficit important de la balance courante et l'inflation. Les prix augmentèrent de 8,8% en 2001 (hausses de salaires, du coût des produits importés et déficit de la balance courante à l'origine de la dépréciation de la couronne -près de 21% face au dollar). L'accord signé en décembre entre l'État et les partenaires sociaux donne toutefois un espoir pour l'avenir, si les signataires consentent certains gestes (annulation de hausses de tarifs publics, renonciation par le secteur privé à diverses pratiques d'ententes sur les prix, modération salariale).
Le déficit de la balance courante est élevé. Mais face à des exportations satisfaisantes, les importations ont reculé surtout en fin d'exercice (voitures, biens d'équipement, etc). La situation est donc moins mauvaise qu'en 2000, où ce déficit représentait 10% du PIB : il ne dépasserait pas 7,9% en 2001 et baisserait nettement en 2002. Il est encore trop tôt pour mesurer la durée du choc ressenti par le tourisme -poste important de la balance- à la suite des événements de septembre aux États-Unis et de la perte de devises entraînée.
Mentonnons enfin que le chômage est resté très faible en Islande : moins de 2%.
CONTINUITÉ DE LA POLITIQUE EXTÉRIEURE
Sous la conduite de Halldor Asgrimsson, la politique étrangère s'est voulue plus active dans diverses régions du monde. En ont témoigné les nombreux voyages du chef de la diplomatie (en Europe de l'Est, aux États-Unis, au Japon et en Chine, en Russie), accompagné d'hommes d'affaires ; ainsi que l'ouverture d'Ambassades au Canada (mai), à Vienne (Autriche et OSCE en mai) et au Japon (octobre).
Les priorités sont toutefois demeurées les mêmes qu'auparavant.
Les rapports avec l'OTAN et les États-Unis
Les attentats terroristes sur New York le '' septembre ont fourni à Reykjavik l'occasion de rappeler le caractère primordial de son alliance avec les Etats-Unis et de son attachement à l'OTAN (et à son article 5), se plaçant au premier rang des amis de Washington et faisant part de sa volonté ferme de lutter, à la mesure de ses moyens, contre le terrorisme.
Préalablement l'Islande avait célébré solennellement en mai le 50 ème anniversaire de l'accord de défense signé en 1951 avec Washington ; avait accueilli sur son sol du 18 au 24 juin les traditionnelles man¦uvres "Northern Viking", organisées par l'OTAN, et une rencontre entre M. Asgrimsson et le Secrétaire d'État Colin Powell -soulignant que les relations étaient ?"au beau fixe"- avait eu lieu à Washington le 8 août. Le renouvellement de l'accord islando-américain aurait dû se faire en 2001 : seules des questions formelles de calendrier (chargé du coté de Washington) ont retardé l'échéance.
La coopération nordique
Celle-ci a continué dans de bonnes conditions (nombreux voyages de personnalités et réunions). Un point important a été la décision de faire précéder les Sommets européens d'une rencontre entre dirigeants nordiques pour coordonner les prises de position au sein de l'Union Européenne.
En outre, Reykjavik et Oslo ont eu, à plusieurs reprises, des échanges bilatéraux sur leurs rapports avec Bruxelles. Les deux pays constatent que l'Espace économique européen, qui définit le cadre de leurs relations avec l'UE, perd de plus en plus de sa substance (certains groupes de travail de l'Union, auxquels ils étaient invités jusque-là, ne leur étant plus ouverts) et de son intérêt : dans la perspective de l'élargissement (qui pourra nuire aux intérêts norvégiens et islandais, les deux pays ayant passé des accords de libre-échange avec des États de l'Est européen, appelés à devenir caducs lorsque lesdits partenaires entreront dans l'Union); l'Union ne s'intéresse plus à l'EES et n'entend pas "mettre à jour" un cadre juridique dont l'environnement politique et économique a beaucoup évolué depuis sa création en 1992.
Enfin, premier pays à reconnaître l'indépendance des États baltes en 1991, l'Islande a donné un relief particulier à ce dixième anniversaire, en août 2001, rappelant qu'elle soutenait l'intégration des Baltes dans l'OTAN.
L'Islande et l'Union européenne
Le problème (adhésion ou non?) n'a guère évolué en 2001 (sauf que les Accords de Schengen sont entrés en vigueur le 25 mars). Mais il a fait l'objet de discussions plus ouvertes au sein du monde politique et économique. Dans ce denier, alors que les associations agricoles renouvelaient leur opposition à toute forme d'adhésion (rappelant que les ruraux finlandais avaient souvent pâti d'une telle intégration), le patronat de l?industrie et des services et les professions libérales se sont à maintes reprises déclarées favorables à des "pré négociations" qui permettraient de voir ce que l'Islande peut réellement espérer ou craindre d'une adhésion.
Sur le plan politique, les différences d'appréciation s'élargissent entre le ministre Asgrimsson, qui, sans se déclarer partisan de l'adhésion, recherche des formules de compromis (tenant compte des intérêts de la pêche) acceptables par les deux parties, et le Premier ministre Oddsson, garant de l'orthodoxie de la "non adhésion". Venu en avril en visite en France, où il s'est entretenu du problème avec J. Chirac, et à Bruxelles (rencontre avec R. Prodi), il n'a pas modifié sa position, répétant à l'envi dans de multiples interventions en 2001 que l'adhésion à l'Union et la participation à l'euro ne répondraient pas aux problèmes causés par la spécificité de l'économie de l'Île : rôle de la pêche, possibilité de "chocs asymétriques", etc. Du coté de l'opposition, l'Alliance est pro européenne, au contraire de la "Gauche-Verte".
L'Islande et les organisations internationales
Très active dans de multiples enceintes -l'ONU (où elle déposera une demande d'extension de ses eaux territoriales ; et où elle souhaite dans quelques années occuper un siège au Conseil de Sécurité), la FAO (l'Islande a organisé en octobre une conférence internationale sur la gestion durable des ressources marines), l'OMC (lutte contre les subventions à la pêche), l'UNESCO, etc,- l'Islande a également tenté une initiative, qui s'est révélée infructueuse. En juin, elle a fait part de son souhait de rejoindre la Commission Internationale de la Baleine, qu'elle avait quittée en 1992 pour protester contre la prolongation du moratoire sur la pêche commerciale. Le 23 juillet, une majorité d'États s'opposa à ce veu, sous le prétexte que Reykjavik refusait de renoncer officiellement à la pêche, que la Commission continuait à interdire pour une année supplémentaire. On lui accordait seulement pour un an le statut d'observateur.
Le ministre Asgrimsson critiqua fortement une décision jugée illégale et inspirée par les lobbies écologistes. Mais le pays n' a toujours pris de disposition pratique pour reprendre la pêche, ce que la loi islandaise permet depuis quelques années.




